Le seul élevage de chevaux caspiens en France
L'élevage de Gomer, près de Soumoulou, se bat pour faire connaître ce petit équidé. Rencontre avec des passionnés...

Ils ont la taille d'un poney, mais il faut les appeler chevaux car ils en ont la morphologie. Les amoureux de la race caspienne y tiennent, en tous cas. Les chevaux caspiens peuplent le quotidien de Fran et Brian Smith-Boyes dans leur élevage à Gomer, près de Soumoulou. Ce sont les seuls éleveurs de ces petits équidés en France et ils ouvrent leurs portes aujourd'hui samedi et demain (1).
À 61 et 66 ans, ils se démènent pour faire connaître cette race qui a frôlé l'extinction. Arrivés en France il y a une vingtaine d'années, ces Anglo-saxons se sont installés dans le Béarn en 2002. Le Caspien n'a à peu près aucun secret pour eux : Fran, aussi appelée Françoise (" parce que c'est plus facile pour les Fra nçais "), a démarré son élevage de Caspiens en 1983, en Écosse. Vingt-neuf chevaux dont 19 caspiens, vendus entre 500 et 3 000 euros, se partagent aujourd'hui les 5 hectares de la propriété. Les éleveurs ont eu un coup de cœur pour cette race à cause de leur histoire singulière : le caspien est probablement l'une des races de chevaux les plus anciennes au monde. Il était déjà domestiqué par les Mésopotamiens il y a cinq millénaires. C'est sans doute l'un des ancêtres du pur-sang arabe. Avec sa tête et ses jambes fines, il lui ressemble en tous points. Sauf pour la taille : pas plus d'1,30 m au garrot. Adapté aux enfants Au gré des aléas de l'histoire, la race a failli s'éteindre, jusqu'à ce qu'une Américaine mariée à un membre de la famille royale d'Iran découvre ce petit cheval, en 1965. Elle décide de l'utiliser pour son centre équestre, car sa taille est adaptée aux enfants. Le flambeau est repris aujourd'hui à l'élevage Rosmear de Gomer : pour ne pas l'éteindre, Fran et Brian ont lancé l'Association française du cheval caspien, il y a quelques mois. " Le but est de créer des petits élevages proches d'ici, pour gérer la race. Et faire en sorte que le cheval caspien soit reconnu pour ses qualités ", explique Émilie Casanave, trésorière et secrétaire de l'association. Elle-même est tombée amoureuse de ces chevaux, grâce à une histoire d'amitié avec les deux éleveurs. Elle s'est mise à l'équitation il y a deux ans. " Les chevaux caspiens correspondent bien aux débutants, ils sont tellement gentils et curieux. Je me suis mise à l'attelage et au bout de quelques séances, j'étais en confiance ", raconte celle qui prépare un projet artistique de théâtre de rue, avec des enfants, et des chevaux caspiens, évidemment. Gentil et facile, ce cheval ? C'est aussi l'avis de Christophe, 20 ans, qui a commencé à fréquenter l'élevage alors qu'il était encore jeune ado. Il s'est fait une spécialité de débourrer les jeunes chevaux, c'est-à-dire les préparer à leur relation avec l'homme : qu'ils soient montés, attelés, ou simplement manipulés (pour curer les pieds, mettre un licol…). Christophe peut les débourrer en trois ou quatre jours, et en deux semaines pour l'attelage. " Le caspien a la sensibilité d'un cheval de sang, avec le côté facile d'un poney ".'
Source : Sud Ouest




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