Mathieu
A l’occasion du 3e Cirque de Noël de Moudon le 31 décembre 2005, nous avons eu l’occasion de rencontrer le clown Mathieu. Bien connu du public pour avoir assuré les reprises plusieurs saisons chez Arlette Gruss et au Cirque National Suisse Knie. Rencontre !


  • Ton plus ancien souvenir de cirque ?

    J’étais tout petit, au commissariat où travaillait mon papa, ils avaient invité les Barios pour le spectacle de la fête de Noël. Ils sont arrivés en voiture de police avec sirène et girophare ; je crois que c’est ce jour-là que je me suis dit que moi aussi j’aimerais être clown.


  • Comment as-tu fait tes premiers pas au cirque ?

    A 14 ans, je suis parti pour une semaine de vacances au Cirque Diana Moreno. Pour l’occasion, j’avais préparé un petit numéro de jonglage et de clown ; quand je suis arrivé, j’ai montré ce que je savais faire et le lendemain je participais au spectacle. A la fin de la semaine, j’ai appelé mes parents pour dire que je ne rentrais pas ; je devais rester une semaine et j’y suis resté 4 ans !


  • Comme clown, tu as commencé avec des reprises ou dès le départ tu as eu tes propres numéros ?

    Chez Diana Moreno j’ai commencé avec mon numéro de jonglage et je faisais des reprises avec Eric Borman, par la suite je faisais les reprises tout seul. Ensuite j’ai été engagé par Arlette Gruss comme clown de reprises.


  • Tu a eu l’occasion de travailler dans de nombreux pays. Le public allemand ou anglais est-il différent du public français ?

    Il y a bien sûr des différences d’un pays à l’autre mais il n’y a pas un public français ou un public anglais par exemple. Le public est chaque fois différent. Personnellement, je préfère lorsque l’assistance est bien équilibrée avec autant d’adultes que d’enfants.


  • Le Cirque traditionnel fais face à une déferlante d’attaques des défenseurs des animaux ; le nouveau cirque débarque également en force. Est-tu plutôt optimiste ou pessimiste pour l’avenir ?

    Je suis plutôt optimiste. Je suis persuadé qu’il y aura toujours de la place pour du bon spectacle. D’après moi il n’y a pas de débat entre le cirque traditionnel ou le nouveau cirque ou entre le cirque avec ou sans animaux. Il y a simplement des gens qui font bien leur métier, qui le font avec leur cœur et qui y croient et d’autres pas.


  • Actuellement au Cirque de Noël de Moudon, tu te produis sous un petit chapiteau de 350 places, qu’est-ce qui a fait que tu te retrouves ici ?

    J’ai été voir le spectacle de ce petit cirque cet été et j’ai trouvé qu’il y avait une ambiance, de l’émotion, du cœur. Idéalement, c’est proche de ce que j’aimerais moi-même faire avec ma femme et mes enfants. Et je ne regrette pas du tout d’être venu.


  • Tes prestations sont-elles identiques si tu te trouves sous un chapiteau de 2500 places ou dans un tout petit cirque comme ici ?

    Les numéros sont identiques mais dans la pratique c’est totalement différent. Ici c’est très intime, des liens se créent avec le public. Dans un petit cirque, si tu ne fais pas rire c’est tout de suite flagrant et très difficile. A la fin du spectacle certains viennent me saluer et je peux presque les appeler par leur prénom. Mais bien sûr, sous un chapiteau lorsque 3000 personnes applaudissent c’est aussi une sacrée émotion.


  • Comment réussis-tu à concilier ta vie de famille avec ton travail ? (Mathieu a 3 enfants âgés de 6, 8 et 10 ans)

    Ils vivent avec nous en tournée, comme partout il y a des jours plus faciles que d’autres, mais on partage un rêve commun de monter un jour un spectacle en famille. Mais ils sont encore petits, plus tard ce sera eux qui choisiront si ils désirent continuer sur cette voie ou alors faire quelque chose de totalement différent.


  • A propos de tes enfants justement, ce n’est pas très conventionnel d’avoir un papa clown.

    C’est vrai que de ce côté-là ils sont gâtés. Un papa clown alors que mon père est policier et le père de ma femme est pompier professionnel. En général à l’école c’est assez les petites stars.


  • Quels sont tes projets après ce Cirque de Noël ?

    Dans un premier temps des vacances et du ski. Puis pour la deuxième saison, je participerais à la tournée du Cirque Royal en Suisse qui débutera le 6 mars jusqu’au début du mois de novembre.


  • Il y a maintenant 20 ans que tu fais des tournées dans toute l’Europe, comment t’imagines-tu dans 10 ans ?

    J’aime cette vie donc je vais continuer à faire des tournées. J’espère que nous concrétiserons aussi bientôt notre rêve de tourner avec notre propre petit cirque en famille.


  • Ton meilleur souvenir dans ta carrière

    Je n’en ai pas un en particulier, mais je dirais certainement le fait d’avoir rencontré des gens extraordinaires. Depuis mes débuts au cirque j’ai pu côtoyer des gens comme par exemple Pierrot Moréno le premier clown avec qui j’ai travaillé ou Arlette Gruss qui dès le départ m’a fait confiance et beaucoup d’autres. Ce sont des personnes qui m’ont beaucoup apporté tant sur le plan professionnel que personnel.




    Source : Pascal Martin pour Aucirque




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