Elodie et Benjamin
C’était la première fois que le Lido de Toulouse était programmé au Festival Européen des Artistes de Cirque de Saint Paul les Dax. Avec leur numéro de main à main, Elodie Beccu et Benjamin Kahan ont séduit le jury de ce 8e Festival qui leur a attribué le deuxième prix (pomme de pin d’argent). Coup de projecteur sur ces jeunes artistes.

  • Comment êtes vous venus à l’acrobatie ?

    Benjamin : J’ai une formation de gymnaste. J’ai passé une audition du Cirque du Soleil à Paris en 1999 et j’ai été sélectionné. Je suis donc parti à Montréal, au siège du cirque où j’ai pratiqué la corde, les agrès aérien. J’ai monté un numéro de roue allemande qui faisait partie du spectacle Quidam. J’ai effectué la tournée européenne de Quidam qui c’est terminée début 2002. J’ai eu envie de changer de discipline et de travailler l’équilibre qui m’a toujours attiré. J’ai commencé à me former avec Pascal Angelier que j’ai suivi à l’école de Rosny sous Bois. Au bout d’un certain temps, j’ai ressenti le besoin de trouver un ou une partenaire. C’est à Rosny que j’ai rencontré Elodie.

    Elodie : Je pratiquais le cirque en loisir à Rosny sous Bois, notamment le trapèze volant. Puis j’ai commencé à pratiquer le main à main avec Benjamin. Quand Pascal Angelier est venu enseigner au Lido à Toulouse, nous l’avons suivi.


  • Comment s'est passé cet apprentissage ?

    Benjamin : Assez difficile au début, aussi bien au niveau de la technique qu'au niveau de la relation humaine et l'apprentissage du travail à deux. Nos bases de gymnastique nous ont aidé mais la technique de main à main est très spécifique et ça nous a quand même pris deux ans.


  • Depuis quand présentez vous ce numéro de main à main ?

    Benjamin : En 2004, un spectacle de rue à Grenoble nous a offert notre premier contrat. Ensuite nous nous sommes produits dans différents évènements. Début 2006, nous nous sommes produits pendant 4 mois au Pandora, un musichall de la banlieue toulousaine. En été, nous avons présenté notre numéro dans la rue, à Sarlat. Nous avons passé ensuite deux mois en Allemagne, au Krystallpalast de Leipzig.


  • Pouvez vous le répéter souvent dans une journée ?

    Benjamin : Quand nous l’avons présenté trois fois, c’est beaucoup, car c’est très physique, et si l’on est fatigué, les portés ne sont plus exécutés correctement.


  • Saint Paul était il votre premier festival ?

    Benjamin : Non, nous avons participé au Festival d’Evaux les Bains où nous avons obtenu le prix FrancePiste et au Festival de Dresde ou nous nous sommes classés deuxième. Avec notre deuxième prix à Saint Paul, nous allons devenir les Poulidor du cirque !


  • Votre numéro est il en évolution ?

    Benjamin : Non, pour l’instant il est figé, mais nous avons trois présentations différentes, (musique, costume, chorégraphie) suivant le contexte. A Saint Paul, c’était Dracula, présentation mise au point pour le Krystallpalast.

    Elodie : J'ajouterais que nous savons exactement où nous voulons aller et prochainement nous souhaitons ajouter des éléments aux numéros. Pour parler technique cela serait d'intégrer une vénitienne à la place d'une roulade et ajouter un tête à tête descente-tourné-monté.


  • Quel souvenir garderez vous de Saint Paul les Dax ?

    Benjamin : Excellent, nous avons été très bien accueillis et nous avons eu plusieurs contacts avec des agents artistiques qui devraient nous ouvrir des portes.


  • Vos projets ?

    Elodie et Benjamin : Nous faisons la saison 2007 au cirque Monti, en Suisse et puis peut-être une nouvelle audition au cirque de Soleil.


  • Cela peut paraître étonnant de quitter le cirque du Soleil et ses conditions de vie avantageuse pour une tournée dans un cirque traditionnel avec les impondérables liés à l'itinérane. Pourquoi ce changement d'orientation ?

    Benjamin : Tout simplement parce que j'avais envie de savoir à quoi ressembler le cirque « traditionnel », par envie de découvrir autre chose. A chaque fois que j'ai eu l'occasion de discuter avec des « gens de cirque » et qu'ils apprenaient que je travaillais au cirque du Soleil, ils regardaient cela avec beaucoup de respect mais me disaient toujours que ce n'était pas ça le vrai cirque; j'ai donc eu envie de vivre autre chose et me plonger dans un univers différent.


    Merci à Elodie et Benjamin pour leur disponibilité et souhaitons leur bonne route.




    Source : François Rozes




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