Gina Giovanni


  • Quelles sont vos origines ?

    Mon grand-père dirigeait un cirque en Belgique, ma mère y était fil de fériste et moi je continue la tradition.


  • Et votre père ?

    Mon père n'est venu au cirque qu'a dix huit ans, il était gymnaste de haut niveau.


  • Si votre mère était fil de fériste, pourquoi avoir choisit les équilibres ?

    Attention, je fais aussi le fil de fer ! Ma mère faisait le fil, mon père les équilibres et moi je fais les deux ; ici chez Pinder je fais juste les équilibres, et dans un grand établissement comme ça ce n'est pas possible de faire deux numéros, de montrer la même tête deux fois dans le même spectacle, ça c'est plutôt pour les cirques plus petits.


  • Les équilibres sont plutôt un numéro masculin non ? Il y a peu de femmes ?

    Heureusement pour moi ! (Rires), mais pour être plus sérieux on commence à voir beaucoup d'équilibristes femmes en Russie ou en Chine par exemple.
    Le travail à la base est peut être masculin mais je reste féminine quand même ! Regardez-moi ! (Rires).


  • Quel est l'exercice le plus difficile de votre numéro? L'équilibre de tête ?

    C'est un exercice difficile mais pas pour moi, car je fais ça pour reposer mes bras. La difficulté dans le nouveau numéro que je présente est l'enchaînement constant des figures sur la musique du tango, il n'y a pas de salut ni de repos.


  • L'idée du tango viens de vous ?

    Tout à fait. La musique, le matériel très original sont mes idées mais j'ai pris une chorégraphe bien sur pour la danse. C'est la quatrième année que je présente cette nouvelle version.


  • Vous n'avez jamais pensé faire autre chose que du cirque ?

    Vous savez je suis née dedans, je ne dis pas qu'un autre métier ne m'aurait pas plu, mais ce serait parler de ce que je ne connais pas. Je ne connais pas la vie de sédentaire. Le cirque est une vie très particulière, on voyage tout le temps, il faut vraiment aimer, et pour la vie de famille être éloignée de ses enfants c'est pas toujours facile. Il y a aussi des avantages, par exemple je parle six langues et mon fils en parle déjà quatre.


  • Pour l'avenir avez vous pensée à l'enseignement ou à d'autres formes de spectacles comme les variétés ?

    Je me suis déjà produite dans les établissements allemands, mais franchement je préfère la vie et l'ambiance du cirque. La pour moi c'est la vie de sédentaire entre votre appartement et le cabaret il y a rien d'autres.


  • Par rapport à vos débuts, comment avez vous vu évoluer votre métier ?

    C'est sur qu'il y a beaucoup de changements, il y a vingt ans c'était différent, on a vu l'arrivée de nouvelles enseignes comme le Cirque du Soleil, l'arrivée de nouvelles disciplines et de nouveaux artistes. Ici chez Pinder, c'est d'ailleurs son charme, ça reste un cirque classique.




    Un grand merci à Gina Giovanni pour sa disponibilité et à la direction du Cirque Pinder pour nous avoir permis de réaliser cet entretien.




    Source : Frédéric Taillandier




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