Marcello Michael
  • Nous vivons une crise économique très dure. Pourquoi avoir monté cirque maintenant ?

    Comme vous savez, je viens de la troupe des Flying Michael. Une grande troupe de volants ne peut tourner que dans de grands établissements. Pour des raisons logistiques d’abord (il faut du débattement pour installer le matériel, donc des chapiteaux de grande taille), et financières ensuite : une troupe prestigieuse coûte cher. Or les Flying Michael ont tourné dix ans en Europe de l’Ouest ; nous avons été engagés par tous les grands cirques, ceux qui tiennent à renouveler leurs programmes, et qui ne nous auraient pas réengagés tout de suite. Nous avons donc dû nous séparer, après le Festival des Mureaux. Mais nous conservons l’espoir de nous retrouver un jour.

  • Pourquoi avoir choisi la France ?

    C’est un beau pays, qu’on aime et où on est aimés. On y trouve quelques grands cirques, qui ont de l’ambition et des bons programmes. Mais parmi les moyens et les petits, la qualité est rarement au rendez-vous. Il y a une opportunité.

  • Quand vous avez annoncé votre départ, quelles ont été les réactions ?

    C’était très tranché ! Dans la profession, le premier à qui j'en ai parlé m'a dit : "tu es fou". Le second m’a dit : "tu es fou !", et le troisième aussi. Alors, le quatrième professionnel que j’ai rencontré, je lui ai dit : "je suis fou, je monte un cirque !" ; ça l’a dispensé de me répondre, et ça m’a beaucoup fait rire ! En revanche, du côté des amis du cirque en général, tout le monde m’a encouragé ; on m’a dit : "vas-y Marcelo, fonce !" Et cela se vérifie, parce que plein de passionnés m’aident aujourd’hui à trouver des contacts, un fournisseur…

  • Votre programme est très fourni pour un petit établissement...

    Je fais un numéro de rola-rola avec cinq rouleaux en jonglant, l’une de nos filles travaille aux tissus, nous donnons une entrée comique, de l’acrobatie au sol, Peter Balder fait son numéro de chiens et prépare des poneys ; une troupe hongroise travaille à la barre russe puis à la balançoire russe. Dans une petite piste de 8m de diamètre, ça fait une sacrée impression…

  • Avez-vous un projet artistique ?

    Oui. Je veux favoriser la proximité pour sentir le public, et que le public nous sente. . Je veux de la chaleur. Alors nous sommes présents à l’accueil des spectateurs, et à leur sortie ; nous restons dans une taille qui favorise l’intimité. C’est aussi pour cela que je souhaite que les numéros au programme s’inscrivent dans une histoire, qui reste à écrire !

  • Quels sont vos objectifs à court et moyen termes ?

    A court terme, c’est de trouver des villes, tout simplement. Nous avons d’ailleurs embauché deux personnes qui ne font que de l’administration. C’est une clef de succès, même si ça parait un peu disproportionné. A moyen terme, je travaille à solidifier l’entreprise, pour qu’on puisse continuer à en vivre, en famille et pour offrir un spectacle de grande qualité dans une catégorie où on ne s’y attend pas.

    Source : Julien Motte




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