Maximum 2006
LE MONTAGE

Arrivée en milieu d'après-midi, le cirque Maximum arrive place Carnot à Nancy sous quelques flocons de neige. "Maximum", quel est ce cirque au nom si prometteur ? Les Nancéens ne connaissent pas cet établissement.




A peine les moteurs coupés, les animaux sont sortis des camions pour une petite balade pour s’assurer de leur bonne santé. Priorité est ensuite donnée au montage des écuries et espaces de détente, toujours sous une fine neige.

Après quelques heures de montage, tout est prêt pour accueillir la vingtaine d'animaux que compte le cirque. Barrières en place, box montés, paille étalée, chauffage et plancher pour les éléphants ; le zoo peut ouvrir ses portes au public !



LE SPECTACLE

Pas si petit que ça finalement une fois rentré dans le chapiteau de 1200 places. La température qu'il en dégage et l'éclairage habillement dirigé font qu'on s'y sent déjà bien. La cage centrale invite déjà l'imagination des plus jeunes comme des plus grands. Les regards étudient tout cet équipement et on cherche à deviner combien de bêtes vont se donner en spectacle.
Rapidement le chapiteau devient silencieux pour laisser entrer le suisse Dominik Gasser, présenté comme le plus jeune dompteur du monde. De ses 19 ans, il fait travailler avec humour et complicité 5 lionnes et 1 lion de 4 ans (Calif).

Ces magnifiques bêtes font presque oublier quels animaux sauvages elles sont. On ne voit aucune difficulté pour Gasser à leur faire faire les exercices. Rapide, efficace et sans rugissements imprévus.

On peut remarquer une certaine timidité, qu'il comble par la complicité avec ses fauves, mais toujours sous l'oeil observateur de sa mère qui veille à la porte de la cage.
Catharina Gasser (la mère de Dominik) et Sven Holscher présentaient encore l’année dernière ce même groupe auquel était ajoutée une tigresse. C’était un numéro comique, présentation originale et unique, Dominik en reprend d’ailleurs le « tricks » du lion qui se laisse littéralement tomber de son tabouret, comme un animal qui perd conscience et se réveille uniquement par des chatouilles aux pattes.
Après un démontage rapide de la cage centrale, les garçons de piste amènent une échelle et un lustre descend de la coupole : un numéro comique, se dit-on, ou alors un simple numéro d'équilibre ! Eh bien non, en fait il sagit d'un mélange des deux tout à fait remarquable. Le duo Hyppolite et leurs acrobaties détendent l'atmosphère et on ne pense à rien d'autre déjà ! Bienvenue au cirque !

Voici l'heure des comiques malgré eux, les exotiques ! Des rires se laissent entendre lorsque les deux dromadaires entrent en piste, dandinant leur bosse de leur démarche lente. Lamas, âne et buffle se succèderont sous la direction de Jean Paul Morrissey dans l'un de ses magnifiques costumes à brandebourg.

La vision d'une table où sont posés de nombreux instruments à vent nous laisse deviner que les clowns ne sont pas loin ! Le duo italo hongrois des Di Lello nous feront alors une trépidente mais cependant intéressante démonstration de leur savoir faire. On se demande même comment les gadgets de l'Auguste fonctionnent quand on voit les coups et chutes qu'il subit. Il faudrait vraiment être endormi pour ne pas rire à leurs farces.


La charmante Salima Peippo, qui partage la tête d'affiche avec Dominik Gasser, vient d'entamer une danse sensuelle et fait tournoyer ses cerceaux, comme pour envoûter le public, d'une façon si légère qu'on croirait qu'ils sont prolongements de ses bras.

Cette artiste finlandaise est passée le 11 février 2006 à l'émission "Le plus grand cabaret du monde" de Patrick Sébastien pour y présenter son numéro de corde lisse que nous découvrirons dans la seconde partie.


Quel troublant spectacle que celui du cirque Maximum ! On ne sait plus quel numéro est le numéro clé tellement chacun est original et sympathique.

Quatre magnifiques pur-sang arabes apparaissent dans une brume bleuté. Jeanine de Baets fera évoluer sa cavalerie en liberté, présentant des exercices classiques avec la même mise en piste que l’année dernière mais qui est particulièrement réussie. Nous pouvons mettre l’accent sur le «valser par trois» qui est un modèle du genre.






Durant l'entracte, les garçons de piste se sont afférés à tendre un filet au travers du chapiteau, on devine le numéro qui va suivre ! Quel étonnement lorsqu'en levant les yeux on ne voit non pas un trapèze mais un portique de barres fixes et une chaise au porteur !

Cette discipline d'habitude pratiquée au sol est pour une rare fois exécutée à 10 mètres du sol. Le trio Valentino font leur entrée ; de manière très rythmée, les deux hommes ont parfaitement mélangé barre fixe et trapèze puisque le porteur tient dans ses mains une barre à laquelle se rattrape le voltigeur.

Une belle démonstration de gymnastique aérienne, de force et de précision.




Mario Masson présente son pachyderme africain auquel il fait faire exécuter diverses figures simples mais suffisantes pour satisfaire un public déjà conquis. Pas d'exercices périlleux ou contre-nature, tout dans la délicatesse et la complicité (preuve en est sur cette photo puisque la friandise attend dans la main du maître).






Salima Peippo de retour cette fois-ci dans un costume bleu fluorescent danse et tournoie autour de son agrès descendu de la coupole. Se déroule alors une corde lisse avec laquelle elle exécutera plusieurs figures et deux spectaculaires lâchés. Il est peut-être parfois difficile d’avoir une parfaite lisibilité du numéro dans les enchaînements qui peuvent ne pas paraître fluide, mais c’est une volonté de la chorégraphie qui se veut moderne.

Le trio Bokafi conclue le spectacle d’une fort belle manière, la chorégraphie donne un rythme soutenu au numéro, les vrilles et sauts périlleux de la voltigeuse sont net et précis, les réceptions se faisant couchées ou sur le dos. C’est un très bon numéro de bascule ou l’esthétisme est mis au service de la technique.


Comme chaque saison depuis maintenant quelques années, le cirque Maximum présente un spectacle original et non envieux des plus grosses productions. En effet la tonalité du spectacle, propre à cet établissement continue de progresser et de consolider l’identité du cirque Maximum. Le spectacle est renouvelé chaque année, le public est respecté et le soucis de présenter des numéros originaux et différents font la signature Maximum.
Pour ce début de saison, on pourrait juste regretter le rythme inégal du spectacle où les numéros rythmés font contraste avec les temps morts qui font perdre l’impact direct du spectacle. Cependant le spectacle étant sur le début de la tournée, tout cela devrait se rôder et s’améliorer au fil du temps.

Un pur moment d'amusement ou le temps a semblé s'arrêter. On réouvre les yeux 2 heures plus tard et on regrette que ce soit déjà fini !
Vivement l'année prochaine ! Bravo Maximum



Source : Fabien Lacroix et François Dehurtevent




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