Reinhardt Probst 2006
Originaire de l’ex RDA, le cirque de Reinhardt et Robert Probst tourne en Allemagne depuis plus de dix ans.





Son matériel roulant est important et sa ménagerie bien fournie en chevaux et animaux exotiques.





Cette année, Reinhardt Probst a voulu créer la sensation en engageant Tommy Dieck Junior, dont le numéro est inédit dans son pays. Pour les amateurs, le travail de Tommy est un régal : enchaînements de sauts rapides après la pyramide de présentation, apprivoisement avec un tigre et final « à l’ancienne » avec le dernier lion qui répond aux appels en férocité comme au bon vieux temps des ménageries foraines.




Le dompteur porte maintenant un costume de belluaire, collants et pourpoint noir brodé. La musique originale, composée l’an passé chez Arlette Gruss, est correctement jouée par les cinq bons musiciens de Gregor Pierscinski (un boîtier de deux CD est en vente à la caisse).


Egalement intéressants, les numéros de dressage maison : il faut se souvenir que pendant huit années, le cirque a eu comme pensionnaire Uwe Schwichtenberg qui dressa tous les exotiques et plusieurs cavaleries avant de mourir prématurément il y a deux ans.

Ce grand dresseur, allemand, a eu comme élève la gracieuse Stéphanie Probst, fille de Reinhardt. Agée de 19 ans, elle présente avec élégance les deux cavaleries, trois arabes gris et quatre frisons puis un quintet d’arabes blancs. Elle a aussi repris Omega, le cheval de haute école de Yasmine Smart.




Le groupe d’exotiques fonctionne mieux que beaucoup de cavaleries avec remplacer, par deux, voltes, et sauts. Il réunit deux gros Kaltblut allemands ( gros chevaux de trait), 2 watusis, 2 bœufs hongrois, un dromadaire, un chameau, un yack et 2 lamas.



Parmi les attractions, on retrouve la jongleuse Beatrice Weidner qui monte et descend un plan incliné en jonglant, Moody, un équilibriste tanzanien dont le travail, très ordinaire, se termine par la chute de deux piles de briques l’artiste restant en équilibre sur les bras, Osibisa Boys, un trio de ghanéens dans la tradition des N’Dux Malax, Jim Bim, trampoliniste comique qui a repris intégralement la musique et les routines de Don Martinez mais qui reste bien loin du modèle.






Plus intéressantes, Ojuna et Nenda , trapézistes mongoles qui enchaînent rattrapes pied à pied et sauts de la mort en ballant avec pirouette sans que l’effet longe soit trop évident.


Lolli, l’auguste féminine de soirée et son collègue Nobby mériteraient d’être mieux utilisés.



Source : Texte : Christian Hamel / Photos : Martine Simon




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