Arlette Gruss 2007 : Pile ou face
Cette année, le cirque Arlette Gruss nous propose une visite au musée du cirque, mais pas n'importe quel musée ! Celui-ci est in-ou-bli-able ! Il nous réserve d'incroyables et heureuses surprises : du rire, de l'émotion, du rêve et du frisson. Plus de deux heures de voyage...
Pendant l'accueil place du public, la toile de tour de piste de rêve est en tendue. On se demande alors ce qui nous attend derrière ce « déjà vu » ? Le voile tombe et l'on s'étonne de découvrir à la coupole une charmante fée vetue d'une gigantesque robe rouge touchant le sol. C'est alors qu'elle disparaît et que sa robe s'ouvre telle une fleur pour nous laisser découvrir un tout nouvel éclairage. Devant nos yeux, des personnages immobiles disposés dans le musée. Un petit groupe entre dans la chapiteau précédé d'un personnage aussi élégant que sérieux. On devine qu'il s'agit du conservateur du musée guidant ses visiteurs. L'un d'entre eux, le sympathique clown Mathieu, ne tardera pas à faire la rencontre de la jolie fée qui donnera vie aux personnages.
Sergeï Baryshnikov et Kévin Gruss ouvrent le bal avec un numéro de chaînes aériennes, spécialement créé pour la saison. Un numéro physique créant une etrange esthétique, ponctuée de costumes à la Mad Max se mariant parfaitement avec leur agrès.
Alors que la piste se libère, quelques personnages viennent y tournoyer et de nombreux animaux l'envahissent alors : chameaux, zèbres, ânes, lamas, "zêbrane" (croisement d'un âne et d'un zèbre), et buffles. Dans son noble habit de saharien, Henri Wagneur guide sa caravane du désert. On ressent la passion et la disponibilité qu'il doit avouer à ses compagnons à en voir la beauté de leur robe ; une fructueuse complicité.
André et Frisco traversent le rideau et interprètent la Candel's Symphony avec leur chandelier.

Nous retrouvons notre groupe de visiteurs dans la cafétéria du musée, servis par les agents de service, qui ne sont autres que André et Frisco, décidément toujours aussi maladroits. Ils servent le dîner à notre petit perturbateur tant bien que mal mais alternent chutes et douches (le public s'en souvient).
D'une petite maisonnette qui se trouvait dans cette salle sortent plusieurs félins blancs, sans cage ni filet. Vlad Olondar et ses espiègles chats alternent les sauts de plate formes, les slaloms, les cabrioles et acrobaties. Le clou du spectacle est le multiple passage dans un cerceau en feu brillamment exécuté par les étonnants et agiles félins.

Hans Ludwig Suppmeier présente ses titans venus d'Inde, le plus grand groupe d'éléphants indiens visible actuellement en France. Ces quatre demoiselles ont valu à leur propriétaire (Flavio Togni) un clown d'argent au Festival de Monte-Carlo. Après avoir sillonné l'Europe c'est chez Arlette Gruss que Hans Ludwig ravira le public de présence.
Le Duo Air Love évolue magnifiquement entre ciel et terre et l'écrin du cirque Arlette Gruss met d'autant plus en valeur ce numéro poétique mais tout aussi technique : un grand numéro de corde lisse.
Pour la première partie de saison c'était aux Guidi Brothers qu'était confiée la tache de clôturer cette première partie avec leurs jeux icariens. Cependant les blessures à répétitions du porteur leurs on fait stopper prématurément leur carrière. C'est le français .... qui a prit leur place avec une démonstration de VTT trial, discipline encore rare sur les pistes et à laquelle le public réserve le meilleur accueil.

Enfants du célèbre clown Toto Chabry, Martyne et Alain font monter l'ambiance. Jonglage au bateau pour Alain, démonstration de virtuosité musicale pour Martyne, le tout entrecoupé de changements de costumes en un clin d'oeil et bien sur toujours le sourire. Quelle énergie !
La cage en filet accueille pour la première fois sous un chapiteau français 4 tigres dressés par Flavio Togni et présenté par Hans Ludwig Suppmeier. En plus des robes différentes des 4 bêtes (bengale, golden taby, et totalement blanc) la particularité du numéro est un travail entièrement au sol privilégiant la mise en valeur de l'animal plutôt que la performance. Le cabreur offre tout de même une très belle image de cirque en traversant toute la piste parfaitement droit sur les postérieurs.

Le conservateur du musée est en colère : il y a un trou énorme au mur de l'une des salles. Il faut vite que les deux agents de services remettent en état celui-ci avant que les visiteurs ne reviennent. Mais nos deux compères auront bien du mal à se coordonner dans leurs gestes. Quelque chose me dit que ce trou n'est pas près d'être réparé … il sera tout simplement masqué.
Les cavalerie de chevaux arabes présentée par Linda Gruss est toujours une belle image. Ces animaux connaissent bien leur métier et évoluent sur une belle composition musicale du canadien Germain Bourque.

Le spectacle se clôture par un numéro découvert au Festival du Cirque de Demain en 2001. Du haut de ses 16 ans, Chen Kai tien les équilibres sur une pyramide pile de chaises, le tout en rotation. Un numéro défiant toutes les lois de l'apesanteur, bien mis en valeur par la mise en piste signée Gilbert Gruss.


Il est déjà l'heure d'applaudir le plus fort possible, les artistes reviennent pour saluer, tout comme les 4 éléphants pour se cabrer. En quittant la chapiteau un sentiment nostalgique nous envahie déjà … il faudra de nouveau attendre une année avant de retrouver cette magie...

... vivement l'année prochaine !





Source : Fabien Lacroix et François Dehurtevent




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