Cirque Méchanic
Quand on pense au cirque américain, on pense à Ringling ou au Cole Bros Circus, des mammouths bien loin du cirque "traditionnel" européen, hormis bien sûr le Big Apple Circus et dans une certaine mesure Tarzan Zerbini qui, sous l’enseigne des Shriners, visite le Québec chaque année, le seul venant d’outre frontière. Ils ont avec quelques autres je l’espère, une tendance se rapprochant de la manière européenne.


Le cirque "contemporain" américain est lui aussi loin de ce qui se fait au Québec ou en Europe malgré un développement marqué sur la côte est, à New York par exemple ou sur la côte ouest, à San Francisco, depuis plus longtemps grâce, entre autres, au Pickle Family Circus. C’est également dans cette ville que l’on trouve la seule école de cirque valable sur le territoire de l’Union.

Des artistes américains? Nous connaissons ceux qui travaillent pour le Cirque du Soleil, Les 7 doigts de la main ou le cirque Éloïze ou encore qui viennent enseigner dans les écoles québécoises. Si non à part dans les festivals ils sont rares. Donc ma curiosité fut grande lorsque la Tohu annonça la venue en tournée du Cirque Méchanic.

Leur spectacle, "Birdhouse Factory" nous transporte dans une usine durant la grande crise des années 30 (coïncidences?) et doit énormément à Charlie Chaplin, on se croirait dans le film "Les temps modernes". Dans cette usine travaillent une bande de joyeux compères qui pensent plus à s’amuser qu’à fabriquer on ne sait quoi d’ailleurs. S’en suivent une série de numéros dont un de jonglerie assez impressionnant effectué par Patrick Mc Guire, le patron, et surtout un main à main en dansant le tango exécuté par Sagiv Ben-Binyamin et Lindsay Orton-Hines qui nous laisse pantois.
Le clown, Jesse Dryden, nous prouve qu’il n’est pas nécessaire d’être grotesque pour faire rire. Son personnage, tout en finesse, est un modèle du genre, fort rare hélas. Il cherche à capturer un oiseau invisible qui s’est introduit dans l’atelier et lui construit une petite cabane avec l’attaché-case du patron. Un pur moment de poésie.

La seconde partie nous réserve une surprise, le patron est devenu le clown et le clown, le patron. L’usine se spécialise alors dans la fabrication de cabanes à oiseaux. Nous pouvons apprécier toutes les machines inventées par Chris Lashua, le directeur de production de la troupe, dont un plateau tournant sur unicycles et une invraisemblable installation permettant de faire de la roue allemande sur place. Ce numéro est exécuté pas Russ Stark. Nous avons droit également à du trampoline où les artistes effectuent des rebonds sur un mur. Vitesse et synchronisme nous épatent.

Nous retrouvons dans cette production de nombreuses spécialités du cirque "traditionnel", contorsion, rola-rola, corde, cerceau aérien, charivari, plus celles déjà citées, accompagnées de chorégraphies.

Un heureux mélange avec des artistes qui ont l’air de s’amuser. Un beau cadeau des Fêtes en ces temps de grisaille et de froid. Le public ne s’y est pas trompé...Trois rappels, c’est rare !

Source : Guy Bordelais




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