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Montréal Complètement Cirque
La découverte du Cirque Australien.


Ses membres présentaient leur production Wunderkammer en première Nord Américaine. Le public n’a pas été déçu, loin de là.

Wunderkammer veut dire en allemand "cabinet de curiosités" tel qu’on les connaissait au 18 éme siècle en Europe, autrement dit une collection de curiosités.


Çà c’est le fil conducteur. Nous nous retrouvons dans un environnement un peu sombre où six individus vont nous présenter diverses choses. Comme nous sommes à un spectacle vivant cela passera par des performances physiques parfois un peu "trash" comme dans un "side show". Mais surtout avec de vrais numéros de cirque où prédomine le main à main, et l’équilibre. Nous y voyons également du trapèze, de la corde et de la contorsion avec une attraction que je n’avais pas eu l’occasion de voir depuis longtemps : Faire passer son corps dans un petit cerceau, numéro digne du cirque traditionnel!


Nous sommes donc en présence de garçons et de filles que l’on s’attendait à voir avec un corps de gymnaste, comme c’est souvent le cas. Eh bien non, ils présentent tous un gabarit de monsieur et madame tout le monde, mais alors quelle force et quelle souplesse.

Ils souffrent et ils peinent, les spectateurs des premiers rangs peuvent le constater lorsqu'une fille fait un équilibre sur un pied, sur la tête de son porteur, ou que le trapéziste a un pied chaussé de talon haut dans sa bouche pour permettre à sa partenaire de prendre appui pour faire un rétablissement.


Ils n’ont pas ce sourire figé que l’on remarque si souvent, ils transpirent et ils ont mal. Ils sont en scène (j’allais écrire en piste) pendant environ 1h 30 et ils n’arrêtent pas, car entre les numéros nous avons droit à du "hip hop" ou du "break dance". Il y a quand même des moments de détente comme des claquettes exécutées sur du papier bulle, surprenant…

Mais je n’oublierais pas de sitôt le "charivari" où garçons et filles se font lancer tels des ballots de chiffons et rattraper par leurs partenaires, il faut le voir.


Nous avons même droit à un effeuillage continuel tout au cours du programme. Ils n’aiment pas être gênés par des vêtements et lors du salut, il ne reste qu’un mini string pour prouver que nous avons à faire à des êtres tout à fait normaux.


Comble de bonheur, la Tohu nous promet de nous les présenter à nouveau dans leur nouvelle production au cours de la saison prochaine. J’ai hâte!...
Source : Guy Bordelais