Un nouveau projet d'école de cirque à Gaza
Tout commence en 2004, à Naplouse en Cisjordanie. Le projet de la première école de cirque prend forme, en partenariat avec le Théâtre-Circule, de Genève et MJC Sud, avec la collaboration d'associations palestiniennes...

Philippe Michel revient tout juste de Gaza et ne quitte pas son sourire quand il parle de ses projets d'écoles de cirque pour les enfants palestiniens.

Tout commence en 2004, à Naplouse en Cisjordanie. Le projet de la première école de cirque prend forme, en partenariat avec le Théâtre-Circule, de Genève et MJC Sud, avec la collaboration d'associations palestiniennes. Fin 2006, six enseignants des arts du cirque venant de Belgique, Suisse, Allemagne et de France, notamment l'école de cirque d'Arras, se relaient pour former les animateurs. Le projet a mis cinq années pour sa mise en place définitive.

Aujourd'hui, l'école accueille toute l'année environ 150 enfants de Naplouse, les initiant aux techniques du cirque : jonglage, acrobatie, art du clown (www.assirkassaghir.ps). Ces ateliers ludiques permettent aux enfants de sortir de leur enfermement et de les aider à oublier pour quelques instants leur difficile destin.


Carnet de bord en ligne

Fort de cette expérience, Philippe Michel est déterminé à l'élargir pour un nouveau projet dans la région de Gaza "en gardant à l'esprit que notre marge de manoeuvre reste limitée par l'État d'Israël, explique-t-il. Avec Élisabeth Sanchez, enseignante de cirque et théâtre en Belgique, nous allons tenter le même projet pour une école de cirque avec une formation de loisirs. Après avoir obtenu l'autorisation officielle d'entrer et sortir librement de Gaza, nous avons rencontré des jeunes très motivés pour cette nouvelle action. Prochaine étape : janvier 2012".

Toutes leurs démarches sont relatées sur le blog. Aussi, en partenariat avec MJC Sud, l'association envisage de monter un projet d'échange culturel entre jeunes Palestiniens de Naplouse et les jeunes de l'agglomération. Pour réunir les fonds nécessaires, l'association continue à mener des actions : exposition-ventes, stands de produits palestiniens, etc.

Les subventions de la part de la Fondation Un monde par tous, également du Sénat et du Ministère des affaires étrangères, ainsi que les 1 200 € de la ville d'Annemasse ont permis de financer le projet.



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Source : Le Messager.fr