La Chine à la Tohu de Montréal (ou presque)
Chi of Shaolin : Tale of the Dragon est la nouvelle production de l’acrobate Sino-américaine Yan Yan Zhao que l’on a déjà vu dans Jungua présenté il y a quelques années déjà, à la Tohu...

Chi of Shaolin : Tale of the Dragon est la nouvelle production de l’acrobate Sino-américaine Yan Yan Zhao que l’on a déjà vu dans Jungua présenté il y a quelques années déjà, à la Tohu. Elle s’est assuré la collaboration de Guy Caron à la production artistique. C’est au Cirque du Soleil qu’elle l’a rencontré pour la première fois. La musique est de Scott Price, musicien et compositeur bien connu ici des téléspectateurs.

Ce spectacle a un fil conducteur, inspiré par la légende chinoise. Un jeune cambrioleur se fait prendre après avoir dérobé un objet de grande valeur et est laissé pour mort. Un moine le recueille et le conduit à son monastère. Après un apprentissage sévère il sera transformé et rendra son butin à son légitime propriétaire.


Tout cela est fort moralisateur mais est le prétexte à une démonstration des arts martiaux tels qu’enseignés par les moines de Shaolin d’où proviennent les huit représentants masculins de cette troupe. Ils nous permettent de constater leur virtuosité dans l’art du Kung Fu. Viennent s’ajouter cinq ravissantes artistes qui nous font une démonstration de numéros connus du cirque chinois : l’antipodisme, la contorsion, l’équilibrisme, etc. Notamment un magnifique numéro d’équilibre sur canne. Nous avons droit au défilé traditionnel du serpent, de l’oiseau du tigre et du dragon, typiques de la légende chinoise.


Dans la deuxième partie nous sont présentés des combats avec doubles épées, piques et bâtons, c’est très impressionnant, il ne manque que la présence de Jackie Chan ! Puis une autre spécialité des moines de Shaolin, les blocs de ciment et les barres de fer qu’ils se brisent sur leur corps ou encore l’équilibre sur la pointe d’une lance.


Ce qui a retenu mon attention et plutôt le magnifique numéro de diabolos exécuté par les frêles et jolies acrobates féminines. Le final est très enlevé et traditionnel de l’art chinois avec un concert de tambours (instrument universel à toute les civilisations) accompagné d’un ballet remarquable de tambours virevoltants sur les pieds des antipodistes.


C’est un bon spectacle pour les Montréalais n’ayant pas l’opportunité de voir souvent ce genre de prestations, mais restons calmes, ceux qui ont vu Totem au Cirque du Soleil ont pu y applaudir de jeunes chinoises sur de hauts monocycles exécuter l’équilibre des bols, c’était autre chose. Il y a encore cette photo qui a fait le tour du monde où l’on voit des artistes du Cirque de Pékin. Le porteur a sur son épaule sa partenaire en train de faire une pointe sur un pied.

En terminant, une remarque, la Tohu étant équipée d’une scène élisabéthaine, les spectateurs étant sur les côtés voyaient les mouvements en coulisse et surtout dans le numéro de lévitation le mécanisme de l’appareil était visible, une erreur ?
Source : Guy Bordelais




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