Cabotinage, rire à en mourir, Vague de Cirque


Création de la compagnie Vague de Cirque venant directement des Îles de la Madeleine...

C’est sous le chapiteau de la Tohu que les amateurs de cirque se sont réunis mercredi soir pour la première de Cabotinage, une création de la compagnie Vague de Cirque venant directement des Îles de la Madeleine.

Sous les yeux du public, parfois même à quelques centimètres des tables installées autour du rond central, les acrobates, pseudo magiciens, présentateurs et autres membres de la troupe se démènent pendant plus de deux heures trente pour nous faire vivre une expérience inoubliable.

Ils sont dix artistes, dix talents multidisciplinaires. Noémie Gervais et Philip Rosenberg, fondateurs de la compagnie en 2009 regroupent les talents sous ce chapiteau. Charlotte Saliou et Grégory Lackovic forment un duo inimitable de présentateurs. Elle aspire à la poésie, au théâtre, l’air hautain et la répartie facile.

Il ressemble davantage à un tsigane, maladroit, ridicule dans ses différentes tenues de scène, à la fois prince et bouffon de numéros qu’il ne maitrise point. À côté d’eux, huit artistes se partagent la scène avec des numéros de force, des mains à mains, de la planche coréenne, des acrobaties, des numéros dans les airs et même une roue St-Cyr.


En énonçant ces différentes disciplines, on pourrait s’attendre à un spectacle des plus traditionnels. Heureusement pour nous, il n’en est rien. Au tissu, Noémie Gervais suspendue dans les airs parle au public de ses aspirations, des difficultés de l’agrès voir même de la chorégraphie ridicule réalisée par les autres membres de la troupe.

Le duo en roller frôle l’audience dans des acrobaties des plus surprenantes. Le numéro de main à main, même s’il comporte quelques erreurs de précision, met en scène un lecteur distrait par un ange. Le numéro de roue St-Cyr est réalisé dans un espace tellement minime que l’accessoire touche parfois le public. Même si la qualité d’exécution des numéros n’est pas constamment au rendez-vous, on ne peut qu’applaudir la créativité de ce spectacle.

Et que dire du duo de présentateurs? Personnellement, Charlotte Saliou est une perle rare qui vaut à elle seule le détour. Sur scène, elle emplit l’espace en quelques secondes. Ses mimiques, sa gestuelle, ses tenues, sa manière de prononcer les mots, d’insulter le public et de le faire réagir sont un véritable plaisir.

Cette légèreté se retrouve d’ailleurs dans les faux numéros réalisés avec son comparse et l’assistant technique, que ce soit dans le main à main, le tango ou même le tour de magie sensationnel.

"Il y a longtemps qu’on en rêvait" indique la direction en parlant de cette création. Ne vous en faites pas, c’était aussi le cas du public présent à cette soirée surprenante.



Source : Canoe.ca divertissement