La Hotoie aux couleurs du cirque
Le cirque Arlette Gruss a pris ses quartiers à La Hotoie jusqu'au 13 novembre. Il a fallu deux jours pour tout installer avant la première représentation...

Très attendus à Amiens comme chaque année à la même époque, ils sont arrivés jeudi après une dernière représentation à Nancy. "Ils", ce sont les gens du cirque Arlette Gruss qui se produiront au parc de la Hotoie et non au cirque Jules-Verne comme depuis plusieurs années.

"Nous ne pouvions pas faire autrement car nous avons un nouveau numéro de motos : le globe of speed. Il s'agit d'une grande sphère de métal de 6,70m de diamètre que nous n'aurions pas pu faire entrer au cirque Jules-Verne. Le dispositif est vraiment trop lourd, explique le petit-fils d'Arlette Gruss, Kevin Gruss qui préfère, sans aucune hésitation, jouer sous chapiteau. C'est plus conforme à l'esprit des gens du cirque qui vont de ville en ville. Et puis, on a nos repères, nous sommes en piste depuis janvier, le spectacle est rôdé". Un spectacle intitulé "Poussière d'étoiles".


À La Hotoie, les techniciens ont procédé à une installation méticuleuse du cirque. Sur le site, on parle polonais, ukrainien, russe, portugais. Au total, 135 personnes de 14 nationalités différentes se mettent à la tâche. Chacun sait ce qu'il a à faire comme dans une fourmilière.

Le montage des barrières peut commencer avant l'aménagement des ménageries destinées à accueillir les éléphants, les zèbres, les chameaux, les tigres... Le montage de la tente des quatre éléphants est un moment délicat car "ces quatre demoiselles sont très sensibles aux variations de température. C'est pourquoi la tente est chauffée à 12degrés", sourit Willy's, l'un des responsables.

Mais le gros morceau reste le chapiteau de1500 places individuelles numérotées (les gradins en bois ont été supprimés). Il a nécessité deux jours de montage, et sa forme particulière a beaucoup fait parler depuis la première représentation à Bordeaux. "Il ressemble à un grand huit. Les gens vont découvrir un chapiteau différent des chapiteaux traditionnels, c'est autre chose", poursuit Willy's. On compte 16 moteurs pour hisser la toile dev2700 m² et pesant huit tonnes à 22mètres. Sans oublier les 300 projecteurs.

Hier, les techniciens avaient fini de monter cette gigantesque "cathédrale" comme l'appellent les artistes. Au total, il a fallu planter 500 pinces au sol pour maintenir les 10 mats qui structurent le chapiteau, 1100 points de repérage ont été tracés au sol. "Pas n'importe comment, on a utilisé un système de pochoir géant pour l'emplacement des trous", souligne Willy's. La mairie a fourni les plans d'implantations des réseaux (électriques, eau, internet, autres canalisations...).

Bakhti Zouad
Source : Courrier Picard