Du Pop Circus à l'école de cirque de Montréal
Ancien du Pop Circus, le jeune Preignanais Zackary Arnaud a intégré l'école de cirque de Montréal au Québec. Il raconte sa découverte du cirque et son adaptation au Québec...

Ancien du Pop Circus, le jeune Preignanais Zackary Arnaud a intégré l'école de cirque de Montréal au Québec. Il raconte sa découverte du cirque et son adaptation au Québec.

La reprise va être un peu dure pour Zackary Arnaud, entre le décalage horaire et le froid. Ce Preignanais atterrit à Montréal ce soir pour reprendre le chemin de l'école nationale de cirque de Montréal demain. Zackary Arnaud est un de ces anciens du Pop circus, l'école de cirque d'Auch, pour qui le cirque est plus qu'un loisir. Comme quantité de jeunes Auscitains, dont ses deux petites sœurs, il a usé ses souliers sur les pistes du Pop, école dont ses grands-parents sont des figures.

"Quand je suis arrivé, j'ai posé mes sacs et dix minutes plus tard, j'étais au Pop", dit-il

Sa tante, Isa Muñoz, est une des premières du Pop à être passée en filière pro. Alors dès l'âge de 5 ans, le petit Zackary est allé au Pop. Il y est resté treize ans, jusqu'à ce qu'en 2009, il intègre l'école nationale des arts du cirque de Rosny-sous-bois. Ce qui a déclenché sa vocation ? Les petits spectacles du Pop, "les personnes qui ont des sourires ou des mercis, ça marque", dit-il.

Depuis le mois d'août et pour trois ans, il est à Montréal. Une belle opportunité pour lui et une reconnaissance pour le Pop dont plusieurs anciens sont devenus professionnels.

C'est à Rosny, l'avant-dernière étape de la filière professionnelle du cirque en France, que Zackary Arnaud a rencontré les jeunes avec qui il a fondé un collectif de bascule coréenne. Ces quatre jeunes ont été admis tous ensemble à l'école de cirque de Montréal au Québec. Leur promotion est très internationale.

"C'est une très bonne école, vraiment très différent de ce qui se fait en France", dit-il, "et il n'y a pas les même sources du cirque". En outre le rythme est très intense, très physique. C'est aussi un avantage car cela permet de ne pas trop penser à l'éloignement. Zackary Arnaud ne doit revenir voir sa famille que dans un an. D'ici là, dans le Gers, il a savouré de se retrouver en famille, à la campagne et les plats de fête : "Je dois prendre du poids parce que je suis plus léger que les trois autres", dit-il.
Source : La Dépeche.fr