Baptiste poursuit son rêve de cirque
C'est le week-end prochain que l'écolier de Goudourville sera propulsé au cœur du chapiteau de Monte-Carlo pour prendre part à la première édition d'un festival de cirque dédié aux jeunes artistes...

C'est le week-end prochain que l'écolier de Goudourville sera propulsé au cœur du chapiteau de Monte-Carlo pour prendre part à la première édition d'un festival de cirque dédié aux jeunes artistes.

"Il arrivera sur place mardi. De mercredi à vendredi ce sont les répétitions. Samedi, il y a deux représentations et dimanche, c'est la remise des récompenses". Occupé qu'il sera par l'organisation du Salon du livre jeunesse, au même moment à la halle Jean-Baylet, Laurent Demaya, le grand Monsieur Loyal de Noël en cirque à Valence-d'Agen, ne sera pas aux côtés de Baptiste Raffy lors de son séjour monégasque qui le verra prendre part à la première édition du festival de cirque "New Generation".

A l'entendre décliner l'agenda de celui qu'il surnomme son "fils de cœur" - Baptiste est Mini M. Loyal sur la piste valencienne - il ne fait aucun doute qu'il l'accompagnera par la pensée. Déjà, lorsque Baptiste s'était rendu l'été dernier à Monaco avec ses parents, Fred et Patricia, pour rencontrer le directeur du Festival international du cirque, Urs Pilz, et que rien n'était sûr quant à la sélection du jeune goudourvillois, le directeur du centre de loisirs des Deux-Rives, à Gâches, lui avait adressé un message prémonitoire : "Baptiste, vise la lune, si tu n'y arrives pas, tu toucheras les étoiles".

"Avant la première édition de Noël en cirque, en 2009, Jacques Bousquet m'avait demandé de trouver un garçon pour incarner le personnage de la mise en piste du spectacle. Un enfant qui croyait encore au Père Noël et qui devait lui faire part de son rêve de cirque". Laurent Demaya s'apprêtait à faire le tour des enfants du mini-club de Gâches lorsque l'évidence lui est apparue. "Avec ma compagne, Corinne, nous sommes habitués à nous balader à Goudourville et, souvent, on s'arrête chez les parents de Baptiste, qui sont des amis. Lorsque je l'ai vu, à côté de moi, en train de jouer, je me suis dit que je tenais le candidat idéal". Le visage d'ange de Baptiste ne suffisait pas, il allait falloir vaincre sa timidité enfantine.

Un saut dans l'inconnu


Pour ce faire, le père de Baptiste, Fred, était enrôlé pour jouer le rôle d'un clown sur la piste valencienne et rester proche de lui. Puis Laurent Demaya allait user de quelques ficelles pour lui donner confiance. "J'ai 17 ans de théâtre derrière moi… La première année, alors qu'il n'avait que 5 ans, pour qu'il lise plus facilement son texte, je lui avais dessiné des pictogrammes".

L'aventure pouvait commencer et l'aplomb du Mini M. Loyal faire le reste, même si, à quelques jours du grand saut monégasque, l'appréhension se mêle à l'excitation : "Baptiste part un peu dans l'inconnu. Quand il a écrit à la princesse Stéphanie, il lui demandait simplement d'aller voir son cirque. Le voilà propulsé au centre de la piste. Qu'aura-t-il à faire ? Présenter des numéros, réciter un texte… il n'aura que trois jours pour enregistrer tout cela et sera confronté à des vrais enfants de la balle".

"A Valence-d'Agen, nous l'entourons beaucoup. J'espère que le régisseur de Monte-Carlo saura être patient". Laurent Demaya garde, toutefois, confiance : "Il s'est rendu compte que même les artistes professionnels ont le trac avant d'entrer en piste. Et, en coulisse, la famille du cirque sait se serrer les coudes". Pour sûr, à la poursuite de son rêve de cirque, Baptiste Raffy a bien l'intention de ne pas rater son rendez-vous avec les étoiles.
Source : La Dépêche