Saltimbanco à l'assaut du monde urbain
Entre tourbillon et calme, prouesse et poésie, Saltimbanco emmène le spectateur dans un voyage à la fois allégorique et acrobatique au cœur de la ville...

Entre tourbillon et calme, prouesse et poésie, Saltimbanco emmène le spectateur dans un voyage à la fois allégorique et acrobatique au cœur de la ville.

Le cirque du soleil présente à Dijon son spectacle acrobatique renommé, Saltimbanco, dont la première mondiale a eu lieu à Montréal, le 23 avril 1992.

Saltimbanco, qui vient de l’italien saltare in banco, qui signifie "sauter sur un banc", explore la myriade de caractéristiques et de paradoxes du monde urbain : les gens qui y vivent "puissants et démunis côte à côte", leurs particularités et leurs similitudes, les familles et les groupes, le tohu-bohu de la rue et la grandeur des gratte-ciel.

Cinquante artistes venant de 20 pays différents constituent la troupe de ce spectacle, qui se produit sous la direction de Franco Dragone. Les personnages portent des couleurs éclatantes, reflets de leur caractère, et proposent d’époustouflantes acrobaties et d’incroyables performances athlétiques en solo ou au sein d’ensembles épiques. L’émerveillement est omniprésent, depuis les acrobaties surréalistes des mâts chinois et de la balançoire russe jusqu’aux artistes aériens défiant les lois de la gravité en passant par un enthousiasmant jongleur, un spécialiste de la bicyclette acrobatique ou encore les inimitables clowns. Le jeu de son et de lumière plonge le public dans un univers onirique et baroque.

Du côté de la scénographie, une rosace, voûte faite d’anneaux de métal, est suspendue au-dessus de la scène. La lumière filtre à travers la rosace, comme elle le fait à travers les branches d’un arbre ou les carreaux d’un vitrail.


  • Musique et personnages

    Un des éléments essentiels du spectacle, c’est aussi la musique. René Dupéré l’a composée en puisant son inspiration dans le phénomène urbain de la fin du siècle dernier : ambiance éthérée mais baroque, rythmique et cosmopolite. "J’ai renoncé aux clichés habituels et j’ai essayé de recréer le tumulte d’une ville que l’on s’imagine être pleine de lumière et d’espoir. Et en quoi une ville et ses habitants se distinguent-ils ? Au départ, j’étais convaincu que la voix humaine devait être présente dans la représentation – au même titre que la percussion. Mais je me suis aussi rendu compte que le “panorama musical” d’une ville est bien plus que le vacarme du trafic pendant les heures de pointe. En plein cœur de New York, à l’aube, on entend les mêmes bruits qu’à la campagne"...

    Au final, la trame sonore du spectacle comprend un seul chant d’opéra exécuté en italien populaire du XIIIème siècle, tous les autres morceaux sont très cosmopolites. Cette musique vient souligner les incroyables numéros dont nous régale le cirque du Soleil. Les acrobates se prêtent à des figures impressionnantes, passant sans effort (apparent !) de la légèreté à la puissance, de la souplesse à la force, toujours en équilibre et en surprenant les spectateurs. Les jongleurs ne sont pas en reste, qui manient les balles avec une dextérité hors du commun et une déconcertante rapidité d’exécution.

    Boleadoras — ces instruments de percussion simples, originaires d’Argentine, qui se composent d’un poids fixé à l’extrémité d’une corde —, catapultes humaines, acrobaties aériennes, ballets aériens sur trapèze ou bungees… Les lois de la gravité sont définitivement défiées pour conquérir le public.

    Enfin, les personnages sont savamment étudiés pour emmener les spectateurs dans un autre univers, guidés par le Baron, personnage sans âge à la cape à rayures noires et blanches. Eddie le clown, l’enfant, le clown Dormeur, la Mort, le Maître de piste, les Cavaliers, la Belle, les Vers multicolores et les Vers masqués côtoient les Baroques, qui incarnent l’archétype de l’exubérance citadine. Une foule bigarrée pour une incroyable épopée.

    Saltimbanco, par le cirque du Soleil, au Zénith de Dijon. Vendredi 9 mars à 20 heures, samedi 10 à 16 heures et 20 heures, dimanche 11 mars à 13 heures et à 17 heures.

    Tarifs : de 45 à 78 € (tarif enfant et étudiant valable uniquement le dimanche : 36,20 à 53,80 €).

    Réservations sur www.cirquedusoleil.com/saltimbanco et www.livenation.fr/ et auprès de la billetterie du Bien public, au 03.80.42.44.44.
Source : Le Bien Public