Plongez dans la légende de Mulan avec le cirque Phénix
Actuellement en tournée, le cirque Phénix a présenté samedi à Troyes son spectacle "La légende de Mulan"...

Actuellement en tournée, le cirque Phénix a présenté samedi à Troyes son spectacle "La légende de Mulan" par les étoiles du cirque de Pékin.

Il a travaillé auprès des plus grands avant de se lancer à son tour et de créer le cirque Phénix. C'était en 2000. Depuis douze ans, le directeur et fondateur de la structure, également président du festival mondial du Cirque de demain et de l'académie Fratellini, Alain Pacherie, fait rêver petits et grands. Et ce n'est pas fini, son dernier spectacle "La légende de Mulan" par les Étoiles du cirque de Pékin triomphe aux États-Unis, en Amérique du Sud, au Japon… et bien sûr en France. Actuellement en tournée dans l'Hexagone, artistes et techniciens avaient posé leurs valises samedi au Cub3 à Troyes pour un show unique, époustouflant. Passionné et passionnant, Alain Pacherie revient sur cette belle aventure.

Pourquoi avoir décidé en 2000 de fonder le cirque Phénix ?

"C'est une succession d'événements, de rencontres. J'avais rencontré Annie Fratellini dans les années soixante-dix, qui avait inventé un nouveau cirque. Ça avait été une révélation pour moi.
J'organisais des spectacles pour différentes entreprises, j'ai eu envie de monter mon propre spectacle, d'avoir un chapiteau et de proposer ainsi un cirque différent, de mon époque. C'est le fruit d'un long cheminement car j'ai débuté mon métier à 21 ans et j'ai monté mon cirque à 55 ans".

Justement, en quoi le cirque Phénix est différent des autres ?

"Le cirque Phénix fait appel à des troupes qu'on n'a pas l'habitude de voir ici. Tous les ans, je propose un nouveau spectacle. En 2008, j'avais introduit la 3D et c'était une abeille qui présentait le spectacle. J'aime bien explorer des champs artistiques différents. Il y a une grande tradition du cirque classique en France avec des enseignes existants depuis 150 ans. Je veux marquer mon époque avec un cirque différent, pas pour me faire plaisir mais pour faire voyager les gens, les sortir de leur quotidien pendant deux heures Je m'appuie sur la tradition mais j'essaie de renouveler le genre, avec la 3D par exemple. C'est aussi pour ça qu'il n'y a pas de Monsieur Loyal, ni d'animaux, cela ne correspond pas à ma philosophie".

Comment choisissez-vous les numéros que vous proposez dans le spectacle ?

"J'ai un correspondant en Chine, qui m'a proposé cinq troupes. J'ai regardé leurs répertoires respectifs. J'ai choisi de travailler avec celle de Chongqing car elle proposait des numéros jamais présentés. J'aime faire découvrir des choses nouvelles".

Pourquoi avoir choisi la légende de Mulan comme fil conducteur ?

"J'avais déjà travaillé sur le thème et réalisé un spectacle d'une trentaine de minutes. J'ai eu envie d'aller plus loin. Mulan est le plus ancien conte chinois et il en existe de nombreuses versions, dont celle immortalisée par Disney".

Entre les artistes, les costumes, les décors… le cirque Phénix est une grosse machine ?

"Effectivement, cela représente une centaine de personnes sur la route, puis une quarantaine de personnes supplémentaires pour aider à décharger le matériel, installer les décors et les costumes. Les techniciens sont les premiers à arriver sur place et les derniers à partir, ils dorment dans des bus couchettes. Sur scène, il y a cinquante artistes, seize numéros présentés. C'est une grosse machine, une superproduction. C'est un très grand spectacle, un très beau spectacle".

Et ça marche plutôt bien ?

"Nous avons déjà enregistré 400 000 spectateurs et on est à un mois et demi de la fin de la tournée".

D'année en année, vous mettez la barre plus haut. Y a-t-il un spectacle dont vous êtes plus fier encore que les autres ?

"Je les ai tous créés, je les ai tous aimés. On ne peut pas renier ses enfants. Je crois qu'ils sont encore plus beaux chaque année. Mais il est vrai que celui-ci a fait l'unanimité auprès de la critique comme du public. C'est un spectacle familial, qu'on peut voir de 2 à 100 ans".

Où allez-vous chercher toutes vos idées ?

"J'ai la chance en tant que directeur, fondateur et président de l'académie Fratellini comme du festival mondial du Cirque de demain d'avoir accès à beaucoup de créations artistiques à travers le monde. Je voyage beaucoup. Et puis, j'ai la chance que le cirque Phénix soit devenu une référence, je suis beaucoup sollicité. J'ai l'occasion de discuter avec bon nombre de jeunes talents, ce qui nourrit ma créativité, cela me permet de rebondir. Les artistes ont beaucoup de talent, mon rôle est de les sublimer à travers la musique, la mise en scène, les décors, les costumes pour séduire et faire rêver le public".

Quels sont vos prochains projets ?

"Je travaille sur un projet qui me tient à cœur, Circafrika, avec des artistes de plusieurs pays africains, Tanzanie, Kenya ou encore Afrique du Sud. Pour ne rien vous cacher, j'ai des idées de spectacles jusqu'en 2016. Même quand je fais rêver, ce ne sont jamais les mêmes artistes, ni les mêmes numéros". Aurore Chabaud

Retrouvez la tournée du Cirque Phenix dans l'agenda d'Aucirque
Source : L'Est Eclair




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