Chantilly met les écuyères à l'honneur
Le spectacle 2012 du Musée vivant du cheval installé dans les magnifiques Grandes écuries du domaine de Chantilly, évoque l'apparition des premières femmes à cheval...

Le spectacle 2012 du Musée vivant du cheval installé dans les magnifiques Grandes écuries du domaine de Chantilly, évoque l'apparition des premières femmes à cheval dans les numéros de haute voltige des cirques. Magnifique comme toujours.

Après deux années consacrées à "Un prince russe à Chantilly", c'est un tout nouveau spectacle que propose Sophie Bienaimé, directrice artistique du Musée vivant du cheval. Au programme, plus d'une heure de magie avec vingt chevaux, neuf poneys, un âne, trois voltigeurs, huit écuyères et un comédien. Le tout sous l'impressionnante coupole haute de vingt-huit mètres et large de plus de vingt mètres des Grandes écuries du domaine de Chantilly.

Nous sommes au XIXe siècle, dans un lieu aussi prisé que l'opéra où il est "de bon ton" d'être vu : le cirque. Ce divertissement fait fureur à l'époque. Apparu à la fin du XVIIIe siècle, il est essentiellement équestre. "Ecuyères", c'est le nom du spectacle, évoque l'apparition des premières femmes à cheval dans des numéros de haute-école. Ces amazones rivalisaient alors avec les écuyers et tenaient la vedette. Le spectacle raconte des destins de femmes, étoiles de la piste, intrépides aventurières qui n'hésitaient pas à traverser l'Europe avec leurs chevaux pour rejoindre la cour impériale de Saint-Pétersbourg et y être acclamées. Formées à l'équitation par les anciens écuyers de la cour royale de Versailles, leurs numéros équestres étaient de très grande qualité, influencés également par le nouveau courant de pensée de François Baucher qui révolutionna l'équitation par sa nouvelle méthode et l'invention de figures équestres.


Souvenirs d'enfance


C'est un souvenir d'enfance de Sophie Bienaimé qui est à l'origine de cette nouvelle création. "Quand j'avais 15 ans, mon père m'avait donnée une selle d'amazone, raconte Sophie Bienaimé. Je me suis mise alors à cette discipline que je trouvais plutôt amusante. A cette époque, au lancement du musée, nous découvrions également la scène, les spectacles, les exercices de haute-école. J'étais alors fascinée par cette équitation qui avait pour origine le cirque. Nous cherchions tout ce qui pouvait nous aider à la création des numéros et mon père avait acheté un livre fascinant, "Ecuyers, Ecuyères" du Baron de Vaulx qui présentait avec beaucoup de finesse, d'humour parfois, les grandes écuyères qui avaient brillé en piste entre 1834 et 1880. Tout était écrit, leur caractère, leur travail, la manière de l'exécuter en scène. Ce livre est vraiment le point de départ du spectacle aujourd'hui".

"Ecuyères" nous emmène ainsi dans l'ambiance 1880 d'un petit cirque équestre, le Sans Souci, venant de décrocher un contrat pour se produire à Paris. Ambiance, stress de la création, querelles de divas… personnalités de chacun se révèlent lors des répétitions ainsi que l'exaltation pour la création de ce spectacle. "Nous évoquons ainsi les premiers cirques apparus à la fin du 18e siècle qui étaient exclusivement équestres. La troupe, comme à l'origine, est composée d'écuyères qui pouvaient être aussi bien voltigeuses qu'amazones tout cela magnifiquement mis en valeur par les costumes de Monika Mucha. Ce spectacle mélange espièglerie avec équitation de haute-école, voltige et théâtre".

Grégoire Amir-Tahmasseb I Renseignements, réservations au 03.44.27.31.80 et sur www.domainedechantilly.com.
Source : L'Ardenais




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