Louis-Philippe Jodoin s'approche de son rêve
Dès le mois d'août, Louis-Philippe Jodoin fera un pas de plus vers la réalisation de son rêve, alors qu'il fera son entrée à l'École nationale de cirque...

Dès le mois d'août, Louis-Philippe Jodoin fera un pas de plus vers la réalisation de son rêve, alors qu'il fera son entrée à l'École nationale de cirque.

Celui qu'on a surtout connu pour ses exploits au trampoline a été admis pour une année dite de mise à niveau, après sa participation au concours d'entrée, qui a eu lieu du 21 au 24 février, à Montréal. Il souhaite développer la jonglerie et le trampomur, une nouvelle discipline popularisée par le Cirque du Soleil impliquant un trampoline et un mur.

"Dans le fond, c'est une année de cours un peu moins intensifs pour m'aider à monter de niveau principalement en danse et en acrobatie. Je devrai ensuite refaire l'audition l'an prochain pour espérer être admis au diplôme d'études collégiales en arts du cirque" , explique l'Amossois, qui rappelle que le processus de sélection est très strict, l'École n'admettant qu'une trentaine de nouveaux élèves par année.

Pas surpris de la mise à niveau

Il a donc subi différents tests et épreuves, physiques et artistiques, lors du concours d'entrée. L'École a ainsi voulu évaluer sa condition physique, sa coordination, son orientation spatiale, sa souplesse, sa conscience corporelle, sa qualité mouvement, sa musicalité, son jeu théâtral, sa créativité et ses aptitudes spécifiques à la maîtrise d'une ou de plusieurs disciplines du cirque.

"Je ne suis pas trop surpris pour la mise à niveau. Je savais que je n'étais pas si bon que ça en danse. Ça me met un peu moins de stress que si j'avais été accepté sans être égal avec les autres à ce niveau. Je vais pouvoir travailler sur mes faiblesses", estime l'athlète de 19 ans, qui a déjà participé à des camps d'été de l'École nationale de cirque, en plus de faire une préaudition en octobre 2010 à Amos.

Du cirque depuis six ans

Car Louis-Philippe Jodoin n'est en certes pas à ses premières armes dans les arts du cirque. Depuis six ans, il parfait sa maîtrise de différentes disciplines au sein de l'École de cirque Le Clin d'œil mise sur pied par son père, Richard, et Daniel Tétreault, à Amos.

Il a aussi évolué parmi l'élite canadienne du trampoline pendant quelques années, avant de se blesser au dos. "Aujourd'hui, mon dos va mieux, mais je ne pourrai jamais reprendre le niveau d'entraînement nécessaire pour les compétitions de trampoline", confie-t-il.

Pas une mince affaire

Et il faut voir la lueur dans ses yeux quand il parle de l'École nationale de cirque pour comprendre que ce n'est pas une mince affaire pour lui. D'autant plus que rares sont les Abitibiens à y avoir été admis, s'il y en a. Toutefois, au moins deux personnes de la région évoluent dans l'univers du cirque, soit Gilles Ste-Croix le cofondateur du Cirque du Soleil et Jonathan Casaubon.

"C'est quelque chose qui ne passe qu'une seule fois dans une vie. J'étais vraiment content quand j'ai eu ma réponse, il y a quelques semaines. C'est le fun de pouvoir vivre ça. Je vois ça comme une année préparatoire. Je vais voir si j'aime vraiment ça. Je vais vivre dans le milieu du cirque", souligne-t-il avec un sourire qui en dit long.

Et n'ayez crainte, comme tout bon acrobate, Louis-Philippe Jodoin est prêt à retomber sur ses pieds si pour une raison ou une autre, ça ne fonctionnait pas à l'École nationale de cirque. Bientôt détenteur d'un DEC en sciences de la nature, il est déjà accepté à l'université en kinésiologie.
Source : Abitibiexpress.ca