Amaluna : l’île aux trésors
Une île mystérieuse gouvernée par des déesses et régie par les cycles de la Lune. Un groupe d’hommes qui, à la suite d’une tempête, y débarquent. Une histoire d’amour qui se tisse...

Une île mystérieuse gouvernée par des déesses et régie par les cycles de la Lune. Un groupe d’hommes qui, à la suite d’une tempête, y débarquent. Une histoire d’amour qui se tisse entre Roméo, l’un des jeunes hommes, et Miranda, fille de la reine, sur le point de passer à l’âge adulte. Décidément, la nouvelle création du Cirque du Soleil, dont la première montréalaise avait lieu hier, pouvait compter sur un fil narratif un peu plus étoffé que d’habitude.

Bien entendu, dans les faits, l’histoire sert de prétexte à une série de numéros acrobatiques impressionnants. Mais reste que ce nouveau spectacle du Cirque nous a semblé beaucoup plus théâtral que bon nombre de ses prédécesseurs, ce qui n’est sans doute pas étranger au choix de la femme de théâtre Diane Paulhus pour en assurer la mise en scène.

Comme d’habitude, le Cirque nous offre une panoplie de cascades à couper le souffle… et certaines autres plus génériques, bien que fort bien exécutées. Mais force est d’admettre que le spectacle comprend très peu de temps morts.

D’entrée de jeu, le décor magnifique, qui évoque une forêt tropicale, et les costumes comme toujours somptueux, satisfont nos yeux. Mais bien entendu, les acrobates sont déterminés à nous en mettre plein la vue avec des numéros grandioses, comme cette danse nuptiale entre "dieu et déesse du vent", suspendus à des courroies, ou encore cette scène quasi surhumaine où des artistes en font tournoyer d’autres au bout de leurs pieds. Difficile à imaginer ? Il faut voir – et être ébahi – pour comprendre.


Si les passages rythmés retiennent tous notre attention du début à la fin – on pense entre autres à une scène sur des barres asymétriques mettant en vedette des amazones et les garçons naufragés –, certaines scènes plus lentes donnent l’impression de traîner un peu en longueur.

Mais ces passages donnent aussi parfois lieu à des moments enchanteurs, comme lorsque Roméo et Miranda se courtisent dans un bol d’eau. Au moment de mettre sous presse, jonglerie, fil de fer et numéros de danse étaient encore au menu. Mais on pouvait d’ores et déjà classer Amaluna parmi les bons coups du Cirque du Soleil. Un spectacle à grand déploiement qui vaut le détour sous le Grand Chapiteau.

Clowns sympas

On l’admet, d’ordinaire, les clowns du Cirque du Soleil ont tendance à nous agacer plus qu’autre chose. Mais, peut-être à cause de la trame narrative plus serrée, ceux d’Amaluna – une femme - clown de l’île et le capitaine aux airs de pirate maboul du bateau – se glissent entre les actes de façon beaucoup plus naturelle. Peut-être est-ce parce que les numéros des deux sympathiques personnages sont moins longs et ralentissent moins le rythme qu’à l’accoutumée ? Toujours est-il qu’on tombe rapidement sous leur charme.

Sous le Grand Chapiteau du Cirque du Soleil à Montréal Jusqu’au 15 juillet 2012
Source : Metro




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