Un mordu du cirque
Aujourd'hui retraité de Ford-Blanquefort, Bernard Agion suit les cirques depuis l'enfance. De manière créative...

Le 30 avril, quand un cirque dressa son chapiteau sur l'hippodrome du Bouscat en cette matinée frileuse et pluvieuse, Bernard Agion était là, parmi les monteurs russes, moldaves, ukrainiens, roumains. Lui ne tirait pas sur les cordes mais appuyait sur le déclencheur de son appareil photo. Question d'ajouter quelques dizaines de clichés aux 40 000 qu'il a réunis à ce jour. "Et je ne compte là que les photos numériques, il y tout ce qui précède en argentique…".

Des photos superbes, dignes d'un bon reporter, prises dès l'arrivée du convoi, durant le montage, lors des répétitions des artistes entre deux caravanes, puis dans la féerie de lumières, de mouvements et de mimiques.


Des milliers de photos

Enfin, les images de la décontraction après l'effort, parfois celle de la joie qui rayonne quand un numéro difficile a été particulièrement réussi.

Bernard Agion, derrière son objectif, est un témoin fidèle, quasi permanent, de la vie des cirques. De tous les grands cirques de France quand ils s'installent dans la région. Alors, évidemment, ils n'ont plus guère de mystère ? "C'est toujours différent, la météo, les saisons, ne sont pas le mêmes ; le public non plus".

Quand il n'est pas aux Quinconces, au cirque de Noël à Quimper ou à Vatan pour son Festival du cirque, Bernard Agion et son épouse Monique, acquise à la passion communicative, se rendent à Monaco, au prestigieux festival, et sur les places d'Allemagne et de Belgique partager des instants de la vie de Krone et Roncalli.

"Ces cirques-là sont davantage ancrés dans l'histoire que les nôtres, à l'exception d'Amar", commente le circophile.

Si, partout, il prend des photos, qu'il a réunies en des albums qui ne demandent qu'à trouver un éditeur, Bernard Agion collecte aussi les affiches : "J'en ai environ 500. Je rencontre les colleurs dans leur tournée ; ils me donnent une affiche ; c'est l'occasion de parler du cirque".

Un cirque à la maison

Il y a aussi les bourses, les échanges entre circophiles. Bernard Agion a ainsi rassemblé des centaines d'objets ayant trait au cirque, gadgets, peluches…

Aujourd'hui, il construit à l'étage de sa maison du Taillan, la maquette d'un cirque des années 50 qui réunit tous les caractères du genre. Bernard est trop modeste pour le baptiser Cirque Agion : le titre ne serait pas usurpé.

Les origines d'une telle passion ? "À 5-6 ans, j'adorais regarder le montage, puis le spectacle, aux Quinconces. C'était la grande époque avec des ménageries impressionnantes, des cavalcades en ville. Je pense aussi que l'hivernage de Moreno à Mérignac-Capeyron, là où j'habitais, a contribué à faire naître ma passion". En soixante années, elle n'a pas faibli.

Source : Sud Ouest




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