Didier Prein ne lâche pas ses lions des yeux
Vingt ans que le cirque Claudio Zavatta n'était pas passé par Saint-Omer. Depuis hier, il a installé sa cavalerie et son chapiteau de 1 000 m². ..

Vingt ans que le cirque Claudio Zavatta n'était pas passé par Saint-Omer. Depuis hier, il a installé sa cavalerie et son chapiteau de 1 000 m² sur la place de la Ghière pour cinq représentations, jusqu'à dimanche. Du côté de la cage aux lions, avec des bêtes qui pèsent près de 300 kg, on a trouvé Didier Prein. Cinquième génération de dompteur.

Depuis quand domptez-vous des animaux, et des lions, en particulier ?

"J'ai commencé il y a vingt-quatre ans, à l'âge de 20 ans. Je suis la cinquième génération d'une famille de dompteurs de lions. Traditionnellement, on nous appelait comme ça. Maintenant, on dirait éduquer, au lieu de dompter. D'abord, j'ai travaillé avec des chiens, des chèvres, des lamas, des chevaux. Après, si on a le courage de dompter des lions, on y va. Et c'est ce que j'ai fait".

Comment se présente votre numéro ?

"C'est en deux parties. D'abord, la piste est dans le noir. Trois mâles arrivent, puis sept femelles, ce qui rend l'exerce plus compliqué parce que les mâles veulent dominer, mais je prends leur place, et ils se sentent encore plus forts en présence de femelles. Ensuite, dans la cage, il forme une pyramide, tournent... C'est du domptage. En seconde partie, je fais à peu près la même chose avec un lion blanc aux yeux bleus. Il a été élevé seul donc il se comporte différemment. Il en existe une vingtaine dans le monde et en France nous sommes le seul cirque à le proposer. Il faut environ deux ans et demi pour obtenir un numéro comme celui-là".

Vous n'avez jamais eu d'accident avec les lions ?

"Non, c'est moi qui dois faire attention. Je ne dois pas faire d'erreur pour que les animaux n'en fassent pas non plus. Je ne dois pas leur ouvrir une faille. Il faut capter leur regard, leur attention. J'aime cette adrénaline. J'aime ce que je fais. Je passe ma journée avec les lions, à m'occuper d'eux".


C'est votre seul numéro ?

"Non ! Dans le cirque, il faut savoir tout faire. Je suis monteur de chapiteau, je peins, je dresse aussi des chevaux. Quand quelqu'un se casse le pied, il faut savoir le remplacer".

Vos enfants ont pris la relève ?

"Oui, c'est la sixième génération. Ma fille a commencé à 4 ans avec un numéro de hula hoop Aujourd'hui, avec son frère, ils proposent un numéro de rollers".

Cirque Zavatta : 10 E€ la place, hors promotions. Aujourd'hui, à 18 h 30, samedi à 15 h et 20 h 30, dimanche à 15 h. Visite du zoo : 2 €, gratuit pour les spectateurs. Tél. 06 07 05 29 83.
Source : La Voix du Nord