Ils veulent faire les clowns pour aider les autres
François connaît le monde du cirque, depuis qu'il est tout petit : "J'ai fait partie d'une compagnie privée, le "Cirque bleu", qui m'a amené à jouer devant un public en région parisienne, ou bien encore en Bretagne".

Il y a quelques mois, lorsqu'il croise Timothé au centre social et culturel lors de l'opération "les assiettes contre la faim", ceux-ci veulent imaginer des actions caritatives.

"Les Anglissons"


Il y a peu de temps, Timothé qui s'intéresse alors à ses origines familiales, découvre qu'un de ses arrière-grands-pères était clown à Saint-Rémy-en-Bouzemont. "Il jouait dans les salles des fêtes alentours. Je l'ai découvert sur une photo où il était habillé en auguste, c'est-à-dire le contraire du clown blanc", raconte le jeune garçon. "J'ai alors créé mon propre personnage."


De gauche à droite : Timothé, François et Marc


François et Timothé décident alors de monter une petite troupe, qu'ils nommeront "Les Anglissons".

Ils jouent tous deux, pour la première fois, devant un public lors de la dernière fête du jeu, organisée par le centre social et culturel, en avril dernier. Plus proches de nous, les deux garçons ont eu l'occasion de pousser le fameux chameau que beaucoup de Vitryats ( Vitry le François) ont pu voir déambuler dans les rues la cité rose lors du festival "courant d'arts".

"Ce fut l'opportunité pour nous de découvrir la compagnie Bérares avec laquelle, nous avons beaucoup dialogué."

L'idée d'aider les autres à travers ce qui est devenu leur mode d'expression ne les quitte pas. C'est alors qu'ils décident de jouer dans des maisons de retraite, des hôpitaux… Bref, ils veulent faire rire tout en étant utiles.

S'entraînant dans les locaux du centre social et culturel, Delphine Bergier, responsable du secteur ado, décide alors de leur venir en aide en leur prodiguant des conseils pour s'organiser et "surtout canaliser leur enthousiasme".

C'est alors que naît l'idée de créer les clowns solidaires, qui dépendrait alors du centre social et culturel. "Lequel apportera une sorte de caution morale à ces jeunes garçons", indique Delphine Bergier.

Marc fait, depuis peu, partie de ce nouvel atelier, où il compte apprendre beaucoup de Timothé et de François. "Nous attendons que cet atelier accueille entre 10 et 12 passionnés de cirque comme nous."

Source : L'union- L'Ardennais