Le musée du Cirque de Vatan parade toujours
C'est son musée à Michel Caudoux. Et il l'entretient, comme il peut, avec les moyens du bord. Avec ceux que lui donnent, ceux que lui prêtent, les aficionados, comme lui, de la vie du cirque.

C'est toujours comme ça. Une rencontre, un peu par hasard, un peu provoquée, et les passions se mettent à parler. C'est de cette manière que le musée du Cirque se construit depuis 1993, dans cette ancienne école de Vatan.



Dernièrement, Martin Lauffen Burger, un ancien menuisier qui adore le cirque, déménageait en Alsace : "Il avait réalisé onze chars de parade et il n'avait pas de place chez lui. Il me les a proposés et voilà, ils sont là !", raconte Michel Caudoux.

Les chars ont été provisoirement installés dans les différentes salles du musée, avant que ne soit réalisée une salle pour les accueillir.

Rencontre avec Sampion Bouglione


Quant au tigre naturalisé par un autre passionné, Dominique Coycout demeurant dans le Bordelais, il a immédiatement trouvé sa place, là où était posée, naguère, une gueule de lion qui avait mal vieillie.



"C'est un tigre qui s'était bagarré avec d'autres tigres et qui avait eu la mâchoire cassée, raconte Michel Caudoux. C'est très compliqué de soigner ces animaux et il avait fallu l'euthanasier. M. Coycout ne voulait pas le voir disparaître. Il vient de nous le prêter pour une période indéterminée".

Un peu plus loin, dans une autre salle, ce sont quatre chaises d'acrobate qui ont pris place, grâce au don d'Henry Duran, un artiste de cirque à la retraite. "Il avait visité le musée de Valençay et c'est là qu'il a entendu parler du musée du Cirque. Il est venu faire un tour et cela lui a plu", poursuit le maître des lieux qui attend d'autres prêts et dons.

Plus encore, il espère un agrandissement du lieu, avec l'aide de Sampion Bouglione, directeur du Cirque d'hiver de Paris. Là encore, comme toujours, c'est l'histoire d'une rencontre entre deux amoureux de cet univers onirique. Des liens se tissent.

Sampion Bouglione nourrit aujourd'hui un désir. Celui d'installer au musée du Cirque une salle d'exposition temporaire. Un projet qui ne fait que démarrer. Un architecte est d'ailleurs attendu dans les prochains jours. Reste les fonds à trouver. Et là, ce n'est pas aussi simple qu'un tour de magie.

Source : La Nouvelle République.fr