Éloize gagne son pari
C’est à Helsinki, en Finlande, que la nouvelle création du Cirque Éloize a officiellement vu le jour, samedi. La compagnie entrevoit un avenir radieux pour son spectacle...

C’est à Helsinki, en Finlande, que la nouvelle création du Cirque Éloize a officiellement vu le jour, samedi. Au lendemain de cette première mondiale qu’elle qualifie de réussie, la compagnie montréalaise entrevoit un avenir radieux pour son spectacle.

Dimanche, à quelques heures des dernières représentations de Cirkopolis au Helsinki City Theatre, c’est avec un Jeannot Painchaud à la fois ravi et soulagé que le Journal s’est entretenu.

"ǒa été fantastique ! Nous avons donné deux représentations samedi et tout s’est bien déroulé, a affirmé le président et directeur artistique de la compagnie. Le public finlandais est plus réservé. Ça applaudissait bien pendant le spectacle, mais j’ai déjà vu des premières où les spectateurs étaient plus démonstratifs. Par contre, après le spectacle, les producteurs sont venus nous dire qu’ils n’avaient jamais vu le public aussi bien réagir ! Nous sommes bien rassurés". 

Le Cirque Éloize, qui en était à son premier voyage dans la capitale finlandaise, a même de nouveaux projets avec le Helsinki Festival : "Nous parlons déjà de ramener l’un de nos spectacles dans deux ans. Ce sera soit iD, soit une prochaine création". 

Cette première a également été l’occasion, pour quelques diffuseurs internationaux, d’avoir un premier aperçu de la nouvelle création d’Éloize. Selon le président de la compagnie, des discussions sont déjà en cours avec des acheteurs britanniques et asiatiques. D’autres professionnels du milieu assisteront au spectacle lors de son passage en Belgique, début octobre.


Équilibre et esthétisme


Aux yeux de Jeannot Painchaud, qui signe la mise en scène de Cirkopolis aux côtés du chorégraphe Dave St-Pierre, la force de cette nouvelle création réside d’abord et avant tout dans la qualité de ses interprètes.

"Nos 12 artistes sont vraiment très forts, a-t-il affirmé avec fierté. Le spectacle comporte des moments touchants. Nous avons pu le constater en le présentant devant un public. Il y a un bel équilibre entre les éléments acrobatiques et poétiques". 

La scénographie de Cirkopolis, qui mise sur la projection d’illustrations, a également fait bonne impres­sion auprès du public.

"L’esthétisme de Cirkopolis, que l’on doit au scénographe Robert Massicotte, propose un univers que l’on peut qualifier de rétro-futuriste. On se retrouve dans une ville inventée, a expliqué le metteur en scène. Il y a beaucoup d’engrenages, de moteurs. On passe d’un monde de grosses machines à une aspiration vers la liberté. Cette poésie-là, qui gagne sur la machine, c’est ce dont on est témoin au fur et à mesure que le spectacle avance". 

Avant de s’installer au Théâtre de Namur, les artisans de Cirko­polis vont consacrer quelques jours au peaufinage de leur œuvre.

"À ce stade-ci, nous sommes vraiment dans les détails. L’objectif, c’est de vraiment bien maîtriser la technique pour laisser place à la poésie et à l’interprétation. C’est un travail de raffinement". 

► Le Cirque Éloize compte présenter Cirkopolis au Québec en 2013, année qui marquera le 20e anniversaire de la compagnie.

► À Montréal, le Cirque Éloize présentera son spectacle iD du 20 septembre au 6 octobre, à la Tohu.
Source : Le Journal de Montréal