De futurs professionnels prometteurs.

Comme chaque année l’École Nationale de Cirque de Montréal nous a présenté le spectacle de l’Atelier de Recherche et de Création de certain de ses futurs finissants...

Futurs finissants car ils sont actuellement en troisiéme année et au printemps 2013 ils seront vraiment des finissants.

Donc nous avons assisté à la présentation de "Croisé". Tel est le titre de cette production éphémère avec Kyle Driggs, James Gonzalez, Erika Nguyen, Maude Parent et Émile Pineault dans une mise en scène de Johanne Madore.

A la lecture du synopsis de ce spectacle je m’attendais à une de ces productions qui nous sont souvent offertes par les troupes actuelles, intellos et en un mot si ennuyantes que l’on n’en arrive à ne plus apprécier à leur juste valeur le travail des artistes.



Lorsque l’on entre dans la salle on pense tout de suite s’être trompé et que nous allons assistée à une présentation des "Chaise" de Eugène Ionesco. Des chaises il y en a partout, empilées, suspendus aux cintres et même des chaises girafes, très hautes sur pattes. Mais la piste, car il y en a une, nous ramène à la réalité, c’est du cirque que nous venons voir.

Dès le début un ballet charivari nous met dans l’ambiance, ça en démarre sur les chapeaux de roue. Il en sera ainsi tout le long du spectacle, peu de temps morts. Spectacle enlevant, plein de prouesses où les fameuses chaises s’avèrent des accessoires d’équilibre ou de simili trapèze car elles n’ont pas de fond.



Du rythme, de la lumière (très réussie), de la joie, le public est subjugué. Tous les numéros du cirque traditionnel sont là. De l’équilibre à la contorsion, du cerceau à la jonglerie, le tout soutenu par une musique très bien choisie mêlant rock, jazz et classique.

C’est l’exemple parfait du cirque "traditionnel" marié au cirque "contemporain". Un bel exemple de l’évolution constante de cet art populaire que des oiseaux de mauvaises augures disaient moribond.



Il demeure, bon an mal an, le spectacle qui, à travers le monde, est le plus vu après le cinéma. Loin devant le théâtre, les concerts, l’opéra et la danse.

Chapeau et merci à ces artistes de demain qui m’ont permis de vivre un moment si intense devant leur talent.

Source : Guy Bordelais