Des " froggies " amiénois en piste
Ils seront en piste du 9 au 19 décembre pour le spectacle de Noël des écoles. Mais si les élèves de l'école de cirque d'Amiens Métropole ont déjà transpiré en répétition la semaine dernière, c'est qu'ils présentent leur spectacle Big bang factory ce vendredi 13 septembre à l'Hippodrome circus de Great Yarmouth en Angleterre, puis mardi 17 septembre à la Lighthouse de Poole en ouverture de saison.

"Et cela dans le cadre du projet européen Pass circus channel qui nous permet de présenter une saison franco-anglaise ", explique Jean-Pierre Marcos, le directeur du cirque Jules-Verne.

D'ailleurs 5 élèves anglais ont rejoint la troupe des 15 Amiénois pour cette nouvelle version de ce spectacle qui a déjà été présenté en fin d'année et à l'occasion de la Fête dans la ville.

Big bang factory raconte la création du monde, "où plutôt comment ces jeunes artistes inventent leur propre création du mond ", comme le dit Jean-Bernard Bodziak, le metteur en scène, passé par le Théâtre national de Strasbourg avant de s'intéresser au monde du cirque avec la complicité de Nordine Allal, le directeur de l'école de cirque d'Amiens.

"Les deux personnages centraux sont deux chercheurs fous qui posent la question : c'est quoi le début du début. pour le reste, l'histoire n'est pas linéaire. Nous avons travaillé sur différentes mythologies. On retrouve bien sûr la pomme et le serpent d'Adam et Eve mais aussi Atlas qui porte le monde sur son dos. Il y a aussi une vraie dimension clownesque dans tout ça. Le 4e jour, ils décident par exemple de faire grève et inventent la fête".



Les élèves utilisent aussi les codes du cirque. Le fil de fer figure le temps, le travail au sol, c'est bien sûr la terre, la corde, c'est le serpent.... Les balles du jongleur Charli, 26 ans, élève à Amiens depuis deux ans, représentent les étoiles. " Je dessine la grande ourse sur le sol ", sourit-il, très enthousiaste à l'idée de faire partie de cette troupe cosmopolite.

Lisa Truscott, 31 ans, et Jessie Rose, 28 ans, viennent de Londres. Elles s'adaptent à ce spectacle déjà monté, dans lequel le metteur en scène leur a donné un rôle de binôme sur roller-skate. Le roller, c'est leur obsession. Elles ont d'ailleurs créé leur propre compagnie Bella Kinetica et un spectacle.

Ici, sur la piste du cirque Jules-Verne, elles tentent de se faire comprendre, en utilisant le vocabulaire des cours de ballet de leur enfance. Si leurs coéquipiers font l'effort de parler français, elles font l'effort d'apprendre le français.

Source : courrier Picard