Francis Perrin : "J'ai un vrai attachement pour Grenoble"


Francis Perrin :
"Je suis encore étonné d'être là après 47 ans de carrière (…)
Le public est resté fidèle et j'en suis très heureux."



Vous êtes membre du jury du Festival du cirque de Grenoble pour la deuxième année consécutive. Qu'est-ce que représente le cirque pour vous ?

C'est une discipline que je connais très bien. D'abord parce que mes parents m'emmenaient voir des numéros quand j'étais plus jeune - ce que je fais d'ailleurs aujourd'hui avec mes enfants - mais parce que j'ai aussi fait du trapèze, du saut périlleux, du jonglage pendant des années. J'ai même été en cage avec des tigres ! C'était dans les années 70, de 1973 à 1983 précisément, avec la famille Bouglione.

Je me rappelle également d'une prestation réalisée avec la comédienne Annie Duperey lors du gala de l'Union des artistes où elle faisait le grand écart… On avait travaillé pendant des mois pour être au point. Le cirque, c'est une école de la vie, c'est un monde qui tient du merveilleux. C'est aussi une transmission qui va au-delà du spectacle ludique. Il y a des numéros où les artistes mettent vraiment leur vie en danger avec des numéros complètement dingues, sans filet.

J'ai vraiment un profond respect pour eux. J'ai aussi le souvenir, lorsque j'étais enfant, de Zavatta ou encore de Mario et Pipo. D'Alex, le clown blanc aussi. Tout en étant drôle, il était d'une émotion extraordinaire. Bref, tout cela pour vous dire que je suis très heureux d'être ici, à Grenoble, et de participer à ce festival, qui est d'une grande qualité.

Vous passez justement souvent par Grenoble…

La première fois que je suis venu à Grenoble, c'est il y a 41 ans. C'était avec la Comédie française et c'était dans ce même hôtel. Depuis, j'ai forgé des liens très forts avec la direction de cet établissement et, c'est vrai, je viens régulièrement, de l'ordre de quatre à cinq fois par an. J'ai un vrai attachement pour Grenoble. Et pour tout vous dire, mon fils Louis, autiste, est fou des tramways.

Alors, je parcours souvent la ville avec lui en tram. C'était le cas hier et ce sera encore le cas aujourd'hui ! Parfois, les gens sont étonnés de me voir là mais c'est très agréable. Avec les enfants, on prend le temps de se promener, de découvrir certains restaurants. Nous montons aussi à la Bastille par le téléphérique et nous visitons le Musée de la Révolution, à Vizille, qui est absolument remarquable.

Source : Le Dauphiné.com