Virtuose de la roue Cyr
Si vous avez vu la dernière création du Cirque Éloize, Cirkopolis, vous allez tout de suite la reconnaître. Angelica Bongiovonni y fait un numéro de roue Cyr émouvant, exprimant force et grâce, dans un ballet acrobatique exécuté tout en finesse.



Àgée de 24 ans, cette artiste de cirque d'origine américaine est déjà considérée par ses pairs comme une virtuose de cette roue mise au point il y a 10 ans par le cofondateur d'Éloize, Daniel Cyr. L'an dernier, elle est repartie du Festival Mondial du Cirque de Demain à Paris avec une médaille d'argent. Une consécration.

En combinant la danse à la roue Cyr, Angelica a véritablement contribué à réinventer la pratique de cette jeune discipline.

"Je n'ai jamais envisagé ma roue comme un objet en métal, mais comme un partenaire vivant, nous dit l'artiste de cirque, qui vit maintenant à Montréal. Comme j'ai une formation en danse et en gymnastique rythmique, j'aime passer de l'appareil au sol. Mais c'est difficile de faire le transfert de l'un à l'autre."

Angelica fait également partie du collectif ReCircle, qu'elle a cofondé il y a deux ans avec d'autres spécialistes de roue Cyr, parmi lesquels Alexandre Lane, Marco Paoletti, Ethan Law et Yann Leblanc. "On fait beaucoup de recherche ensemble. Maintenant, on veut créer nos propres spectacles"


De Los Angeles à Montréal

"j'ai commencé à suivre des cours de trapèze à l'âge de 5 ans, raconte cette petite-fille d'un immigrant italien, née à Los Angeles. Ma mère me trouvait hyperactive. À 7 ans, j'ai fait mon premier numéro de trapèze dans le chapiteau de la compagnie LA Circus."

Des années plus plus tard, c'est un chorégraphe de la compagnie de danse Diavolo, à Los Angeles, qui l'a encouragée à suivre une formation professionnelle à l'École nationale de cirque de Montréal. Quand elle a commencé sa formation, en 2007, Angelica se destinait donc naturellement à une carrière de trapéziste.

Mais une blessure au dos au début de sa formation l'a forcée au repos. Au moment de reprendre ses activités, la seule discipline qu'elle était autorisée à faire était la roue Cyr.

"Je ne trouvais pas ça beau ni amusant d'ailleurs, se souvient-elle. Je m'étais attachée au trapèze. Je voyais bien que les interprètes de roue Cyr étaient hyper athlétiques, mais je ne me reconnaissais pas du tout dans cette discipline. Et puis, je tombais tout le temps."

Pourtant, petit à petit, elle a apprivoisé cette roue métallique de 15 livres, la manipulant avec une douceur insoupçonnée.

L'après-Cirkopolis

Après la tournée de Cirkopolis, Angelica aimerait créer un nouveau numéro de roue Cyr, en puisant dans les univers de la danse et de la musique. "J'ai envie de pousser plus loin l'intégration de la danse, prendre le temps de me redéfinir comme artiste. Je ne veux pas m'enfermer dans la bulle du cirque."

Y a-t-il un chorégraphe ou un metteur en scène avec qui elle aimerait travailler ?
"Je ne sais pas. J'ai beaucoup d'admiration pour Daniele Finzi Pasca. C'est en voyant sa pièce Rain, à Irvine, en Californie, quand j'avais 16 ans, que j'ai eu envie de devenir une artiste de cirque."

Angelica aimerait aussi travailler avec des musiciens. "Je me suis retrouvée un jour dans le même évènement que Patrick Watson. Je crois que ça pourrait être intéressant de combiner le cirque et la musique live. J'aimerais explorer cette possibilité."


Source : La Presse.CA




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