Valia Beauvieux, un jeune Rennais étoile montante du cirque
Pourquoi le cirque ?

"C'était une solution à un trop plein d'énergie. Quand j'étais petit, je courais partout. À l'école maternelle, on m'appelait le vaisseau spatial..."

Un papa comédien, une maman qui a fait les Beaux-arts, Valia Beauvieux baigne dans la culture depuis qu'il est petit. Très vite, à Rennes où il est né, il commence la capoeira, un art martial.

Au collège, il est intégré dans une compagnie de danse amateur. "J'étais l'acrobate de la troupe." Il s'inscrit au Bing Bang Circus, centre des arts du cirque, "avec des jeunes qui préparaient les auditions".

L'envie est forte, la scolarité difficile. "Heureusement, je bénéficiais d'horaires aménagés. Le midi, c'était escalade. Le soir, j'enfourchais mon vélo pour aller faire de la musculation, acrobatie, jonglage. Je touchais à tout. Je m'amusais."

À 15 ans, il entre en bac option cirque à Châtellerault. Deux heures d'entraînement par jour, avec danse, théâtre, culture du cirque. C'est là que Valia découvre le mât chinois, mât vertical de 6 mètres de haut, "où l'on descend plus vite que l'on ne monte, où l'on essaie de s'envoyer en l'air et de se rattraper avant de toucher le sol. On joue beaucoup sur le réflexe de survie. C'est ce qui m'intéresse dans l'acrobatie."


Pour le Rennais Valia Beauvieux, le cirque contemporain est "une passion, un rêve, une liberté".


Drôle, inventif

Sorti à 19 ans de Châtellerault, bac en poche, il tente l'école de Stockholm, une université qui mêle arts du cirque et danse. "Quelque chose m'appelait là-bas, l'envie d'apprendre une langue, de découvrir une autre culture." Sur deux cents candidats, une dizaine sont admis. Dont lui.

C'est là qu'il rencontre Mikkel Hobitz Filtenborg, le Danois, et Pablo Rada Moniz, l'Espagnol, avec lesquels il a monté la compagnie suédoise Les Sisters et le spectacle Clockwork présenté, le week-end dernier, au festival de cirque contemporain de Rennes.

Lauréats des Jeunes Talents Cirque Europe, les trois interprètes ont mis un an pour créer ce spectacle inventif, drôle, à la lisière du cirque et de la danse acrobatique, où le trio évolue autour de deux mâts chinois, une roue allemande, une corde molle dont ils détournent la pratique.

Les trois garçons s'amusent avec leur corps, créent des illusions sans effets spéciaux. Déjà joué en Norvège, au Montenegro, en Espagne, en Allemagne, au Danemark, Clockwork sera en tournée en Bretagne la saison prochaine. "Plus qu'un travail, c'est une passion, un rêve, une liberté."

Source : Jactiv Ouest France.fr