Les Nuits du Cirque (Belgique)
Clowns, saltimbanques et autres acrobates seront présents le samedi 31 mai prochain dans les ruines de Villers-la-Ville. De 17hà 23 h, les quatrièmes Nuits du cirque emmèneront le public découvrir cet art ancestral sans cesse renouvelé.

Parmi les troupes et artistes présents dont certains venus de France, des Pays-Bas et même du Québec, on retrouve la Compagnie Couzin, composée, pour le spectacle Fanfare!, du seul Sébastien Derock, un ancien étudiant de l’UCL, originaire de Mouscron qui a habité Bruxelles puis Ottignies et maintenant Rochefort. «Petit à petit, j’ai descendu la E 411», sourit-il.

Après avoir formé jusqu’il y a deux ans les Zyrgomatik avec Olivier Mahiant rencontré au Circokot, kot-à-projet de l’UCL, Sébastien Derock a débuté une carrière solo. «Nous ne sommes pas partis fâchés et nous buvons encore des coups ensemble, rassure-t-il.

Mais dans un duo, c’est comme dans un couple, chacun doit être d’accord avec les décisions prises. Et à un moment donné, nous avons ressenti le besoin de chacun faire un bout de chemin seul, peut-être pour mieux se retrouver ensuite, enrichis de nos expériences respectives.»


Sébastien Derock, un ancien du Circokot, sera présent à Villers avec son spectacle "Fanfare!"


Attentats circo-musico-poétiques

En quittant les Zyrgomatik, l’artiste a emmené avec lui Couzin, personnage créé en 2006 pour le duo de clowns. «Il a grandi et s’est enrichi car avant il ne vivait que parce que l’autre personnage existait. Dans un duo, les personnages dépendent l’un de l’autre.»

Couzin s’est retrouvé seul et Sébastien Derock est parti de cette solitude créative et scénique pour imaginer Fanfare!, spectacle avec lequel il tourne depuis trois saisons.

«Le spectacle commence d’ailleurs par un grand moment de solitude. Couzin fait partie d’une fanfare, les Amis réunis. Mais rien ne se déroule comme prévu vu qu’il est le seul musicien présent. À coup d’attentats circo-musico-poétiques, il va tenter que la fanfare soit. Et il va réussir à trouver de l’aide, car même si on se croit seul, il y a toujours quelqu’un pour nous entraîner vers le haut.»

Savoir jouer avec l’imprévu

Dans ce spectacle de rue, Sébastien Derock prend avec lui une grosse caisse, un tambour de Gilles – «un authentique, de Binche» –, un trombone à coulisse, un tuba, une trompinette, un kazoo, un triangle… Et il joue avec tout ce qu’il se passe alentours: un train qui passe, un avion qui traverse le ciel, un chien qui aboie, un bébé qui pleure…

«C’est ça, un spectacle de rue: il se passe beaucoup de choses imprévues et j’adore les utiliser pour agrémenter mon spectacle. Je fais donc pas mal d’impro, ce qui fait qu’une représentation n’est jamais l’autre.»

Si c’est la première fois qu’il vient avec Couzin dans les ruines villersoises, l’artiste s’y est déjà produit avec les groupes de musique Kermesz à l’Est et Balimurphy. «Mais je suis tout de même impatient d’y jouer et de ressentir l’énergie que pourront me donner les vieilles pierres», s’enthousiasme Sébastien Derock.

Source : L'Avenir.net