Frédéric Edelstein, l’homme félin
A voir l’impressionnante logistique de son cirque, il est facile de comprendre le besoin qu’il a, chaque fois que le chapiteau s’installe sur une nouvelle place, de tout ranger et encadrer au centimètre près...

Puis rapidement, il abandonne sa casquette de commandant en chef, pour retourner à la plus grande passion de sa vie : les fauves.

A 14 ans dans la cage

Faut-il encore présenter Frédéric Edelstein ? Le célèbre dresseur du cirque Pinder, l’un des meilleurs dompteurs de sa génération, est une véritable icône dans l’univers du cirque, lui qui présente aujourd’hui un numéro unique au monde avec ses 12 lionnes blanches.



“C’est une histoire de passion et d’amour pour les animaux depuis que je suis tout petit, confie-t-il. Déjà à l’âge de cinq ans, je voulais à tout prix donner à manger et à boire aux lions... A 14, je suis entré en cachette dans la cage et c’est devenu mon métier !”. Il savait son père, alors récent directeur du cirque parti en mission à Paris, loin du chapiteau.

“Ce jour-là, Frédéric avait demandé à ce qu’on fasse monter la cage pour qu’il s’exerce, et comme c’était le fils du patron, personne n’a osé lui dire non malgré son jeune âge”, se souvient Jean-Paul Boudaille, véritable mémoire vivante du cirque Pinder, lui qui y travaille depuis plus de 32 ans.

Et aux détracteurs qui lui reprocheraient d’enfermer des bêtes et de les faire travailler, il a un argument sans failles. “Les lionnes de mon numéro, je les ai achetées dans une ferme d’Afrique du Sud, à l’âge d’un an, elles qui étaient destinées à être livrées sans défense à la chasse de loisir dans des parcs du pays. Je les ai sauvées.”

Dans un coin de sa tête, il espère les emmener un jour aux Etats-Unis pour une tournée sans précédent.

Source : Tendance Ouest Caen