Quand le cirque et la poésie fricotent
Dans la série "Des spectacles à voir en famille", le Splendid a accueilli, vendredi et samedi, "Cirkopolis", la dernière création des Québecois du cirque Eloize.

"Cirkopolis" est un bouquet qui regroupe le cirque, la danse et le théâtre. Dans une ville froide à l’ambiance qui fait penser au film de Chaplin "Les Temps modernes" ou à celui de Fritz Lang "Metropolis", des engrenages monstrueux et des portails géants et sombres illustrent une mécanique qui broie toute individualité, symbole des états totalitaires.



Cette sensation d’oppression est vite atténuée par une musique enlevée et une mise en scène sans temps mort de Dave Saint-Pierre et Jeannot Painchaud.

La troupe, composée de neuf hommes et trois femmes, a transporté le public dans un univers où le cirque est renouvelé avec beaucoup de poésie.



Crée en 1993, le cirque Eloize innove à chaque fois. Il peut s’agir d’un spectacle, d’une pièce de théâtre parfois, qui s’appuie sur les talents multidisciplinaires de ses artistes. Eloize compte parmi les chefs de file du cirque contemporain.

Avec dix spectacles originaux à son palmarès donnés dans 40 pays, la troupe a participé aux plus grands festivals et s’est même installée à Broadway. Ce qui n’a pas échappé aux spectateurs. Il y a en effet un peu de "West Side Story" dans "Cirkopolis".

Depuis 2004, ils sont installés dans le bâtiment historique du vieux Montréal, l’ancienne gare Dalhousie. La compagnie compte plus de 100 employés. "Cirkopolis", c’est une nouvelle vision du cirque qui peut dérouter au début, mais qui séduit au fur et à mesure que se déroule le spectacle.
Source : L'Aisne Nouvelle