Animaux sauvages dans les cirques réglé (Belgique)
L'interdiction de certains animaux dans les cirques en Belgique n'est plus de mise.
Mais leur présence devra répondre à différents critères préservant leur bien-être. Secteur et association de protection du bien-être animal sur la même longueur d'onde.

L'arrêté royal visant à interdire la présence d'animaux sauvages dans les cirques se produisant en Belgique a définitivement fait long feu. Après de nombreuses palabres, les directeurs de cirque, l'organisation de défense des animaux Gaïa et le ministre de la Santé, Rudy Demotte, sont parvenus à un accord traduit par un arrêté royal signé par le ministre pas plus tard qu'hier mercredi.

Comme au parc zoologique

Il prévoit des dispositions générales qui visent à améliorer le bien-être des animaux, comme l'extension des cages, mais aussi des normes de détention des animaux qui sont plus proches de celles en vigueur dans les parcs zoologiques. En 2012, ces normes devront être identiques à celles des parcs. Dans l'intervalle, des normes transitoires ont été fixées au cours des négociations entre les différents interlocuteurs afin d'atteindre un compromis honorable. A titre d'exemple: 30m2 pour l'enclos extérieur d'un tigre et 100m2 pour l'enclos extérieur d'un éléphant, et, à partir de 2012, 100m2 pour l'enclos extérieur d'un tigre et 1000m2 pour l'enclos extérieur d'un éléphant.

Par ailleurs, l'arrêté royal précise aussi l'obligation de n'utiliser que des animaux nés en captivité et le recours à des méthodes non violentes de dressage et d'apprentissage des numéros effectués par les animaux. Seuls les animaux qui participent effectivement aux représentations peuvent être détenus à l'endroit de celles-ci. Le contact physique direct entre les animaux sauvages et le public est interdit. L'arrêté prévoit également une guidance vétérinaire particulièrement renforcée en ce qui concerne les animaux sauvages et exotiques qui, «vu leur nature, nécessitent une attention particulière afin de garantir leur santé et leur bien-être».

Pour des raisons de sécurité, tant pour le personnel du cirque que pour les riverains, le nombre d'emplacements prévus annuellement pour des animaux du type grands fauves ou éléphants a été limité à 32, en accord avec les représentants des cirques belges. Enfin, un arrêté ministériel sera pris en septembre afin de fixer des conditions plus spécifiques en matière notamment de dressage ou de transport. Cet arrêté met donc un point final au conflit qui avait opposé les différents interlocuteurs. Pour mémoire, suite à la campagne de Gaïa, épaulée par 28 communes de Belgique refusant d'accueillir des cirques sur leur territoire, Rudy Demotte, ministre en charge du Bien-Etre des animaux, avait pris un arrêté royal visant à interdire la présence d'animaux sauvages dans les cirques. La décision avait suscité l'ire des directeurs de cirques belges. Malgré la période de transition qui était prévue, et qui devait permettre aux cirques de prendre des dispositions pour assurer leur survie, les exploitants n'appréciaient guère la mesure. Rudy Demotte étant pratiquement accusé de vouloir la mort du cirque belge... Un recours en suspension fut introduit au Conseil d'Etat contre l'arrêté royal incriminé. Le nouveau entrera en vigueur en décembre prochain.
Source : La Libre Belgique