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L'école des lionnes de Martin Lacey
L’école des lionnes de Martin Lacey « Don’t ever think of that, Vivian !» (« N’y pense même pas, Vivian ») C’est Martin Lacey jr qui parle. Vivian est une des anciennes lionnes de son groupe. Ce matin, Martin répète dans la ménagerie du cirque Krone en vue d’intégrer quatre jeunes lionnes au grand groupe qu’il présente durant le spectacle. Nambia et Chiarra, deux lionnes aux couleurs naturelles, Princess et Diamond, deux lionnes blanches nées dans une ferme d’élevage en Arabie saoudite, avaient reçu le baptême de la piste lors du programme de mars dernier au Kronebau de Munich. Modestement, Martin parlait d’un « bilan d’étape ». En réalité, ces quatre jeunes fauves possédaient déjà les principes du travail dans la cage : sauts de tabourets, assis, couchés, appuyés à la barre et surtout le « leap frog », ce passage où les fauves trottent autour de la cage en sautant alternativement l’un sur l’autre.

Aujourd’hui, les choses sont un peu plus compliquées : Martin doit mettre en présence les jeunes et les vieilles, ce qui ne va pas sans difficultés : les petites craignant les attaques des anciennes qui, pour leur part, n’acceptent pas volontiers ces présences nouvelles.

Martin a mis tout le monde en place sur les tabourets. En passant devant les « petites », Vivian et Joyce ont esquissé une attaque mais le dompteur sait anticiper, il ne leur a pas laissé le temps de développer leur projet.

Maintenant, Martin doit faire asseoir les lionnes, en ligne, sur les carrés de bois. Une grille sépare encore les deux camps ; plusieurs fois, on va reprendre l’exercice, l’attention que demande cette longue mise en place est parfois dure à supporter. C’est pour cette raison que les séances de dressage – je dirai plutôt, d’apprentissage – sont courtes.

Au fond de la cage, James Puydebois, assiste Martin. Son expérience de dompteur lui permet de servir de « quatrième œil » pour apporter un avis sur la manière dont les fauves évoluent.

La séance va se terminer, les lionnes ont renvoyées une à une dans leur voiture-cage. La dernière sait déjà faire une sortie spectaculaire en sautant par-dessus le dompteur qui plonge au sol.

Martin espère pouvoir obtenir des naissances de lions blancs en croisant King Tonga avec une des lionnes blanches. « Mon rêve – dit-il – serait de monter mon numéro de fauves blancs et de fauves naturels, imaginez une pyramide dont le sommet serait occupé par les lions Kassanga (naturel) King Tonga (blanc) ? »

Les fauves ont maintenant repris leurs places dans les vastes enclos de détente. Au cours de cette répétition, je n’ai vu ni coups de fouets, ni épisodes violents, encore moins ces coups de fouets ou ces torches enflammées que décrivent (sans les avoir jamais vus) les activistes prétendument défenseurs de la cause animale. Dans ce genre d’exercice, le rôle du dresseur est essentiel, c’est lui qui sait prévoir l’erreur, qui parle à ses bêtes comme d’autres parlent à leur chien afin de les réprimander ou de les rassurer.

Le travail dans la cage obéit à des règles que les dompteurs appliquent chacun avec un style propre. Le travail avec les fauves fait totalement partie des arts de la piste et le jeune Martin Lacey a déjà sa place auprès des grands dompteurs de l’histoire.

Vu le 15 juillet 2009 à Halle
Christian Hamel


Sur les carrés : debout ! (Chiarra triche un peu)



Les élèves entrent en classe



De gauche à droite : Chiarra, Nambia, Princess & Diamond



"Princess debout !"



une belle "demie pyramide"



Un peu de "travail manuel"



Dans l'ordre : Vivian, Laura, Jouce, Jan, Chiarra, Nambia, Princess & Diamond



L'heure des récompenses



La belle sortie de "jumping Diamond"



Martin et James Puydebois préparent la "salle de jeux


Photos : Martine Simon
Source : Christian Hamel