De la grande visite
Pour ouvrir sa nouvelle saison la Tohu de Montréal nous a offert un spectacle inusité présenté par une troupe que nous ne connaissions pas, la Compagnie X Y. Quatre gars, deux filles qui viennent, en tant qu’anciens élèves ou enseignants, de l’école de cirque de Lomme près de Lille dans le nord de la France

Pour ouvrir sa nouvelle saison la Tohu de Montréal nous a offert un spectacle inusité présenté par une troupe que nous ne connaissions pas, la Compagnie X Y. Quatre gars, deux filles qui viennent, en tant qu’anciens élèves ou enseignants, de l’école de cirque de Lomme près de Lille dans le nord de la France.

Nous sommes en présence de voyageurs puisqu’ils transportent une dizaine de valises et trois planches. Le tout est de savoir ce qu’ils vont en faire? Seuls sur scène en costumes de ville avec une musique minimaliste ce spectacle commence très lentement, comme souvent dans ce genre de présentation. Des éclairages sombres créent une ambiance délétère. Soudain tout s’anime, voilà que planches et valises deviennent des échafaudages supportant des pyramides humaines en défiant toutes notions d’équilibre. Quel beau travail d’ingéniosité et d’imagination.

Puis, fermant les yeux (Non, comment vais-je les voir). Voilà donc que je suis transporté dans le temps, en Europe au 15ème ou 16ème siècle. Je suis sur la place d’une petite ville où se tient la foire annuelle. Il y a là des banquiers, à l’époque ils voyageaient et le client n’allait pas toujours chez eux. Ils ont dressé leurs tréteaux qu’ils appelaient la banque. Quand ils ne traitaient pas d’affaires, des artistes itinérants sautaient sur la banque. Les banquiers étant surtout des Lombards les appelèrent des saltimbancos (Ce nom ne vous rappelle rien!), ceux qui sautent sur la banque, en français ``saltimbanques`` où ``banquistes`` noms qui leur sont restés. Voici que ces artistes avec quelques malles et des planches exécutent des numéros d’équilibre et de main à main à couper le souffle. Ils n’ont pas de musique, peut-être un fifre et un tambourin, exactement ce que j’ai trouvé à la Tohu.



Certain diront que ce n’est pas du cirque. Ils ont tort, c’est çà le CIRQUE, même s’il a fallu attendre l’époque de Philip Astley pour qu’on lui donne ce nom et quelque soit l’étiquette que l’on y appose aujourd’hui. Le but recherché a été atteint, emmener le public dans un rêve où des hommes et des femmes réalisent avec leur imagination et leur adresse des choses qui nous paraissent irréalisables. Chapeau!
Source : Guy Bordelais




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