"Sarkha" par l'Ecole Nationale des Arts du Cirque de Tunis
Ce spectacle de sortie de la deuxième promotion de l'Ecole Nationale du Cirque de Tunis confirme les compétences acquises par une nouvelle génération de jeunes artistes Tunisiens dans les arts du cirque
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Balagan International présente "Sarkha"
Spectacle de sortie de la deuxième promotion de l'École Nationale des Arts du Cirque de Tunis


Mise en scène et chorégraphie Laurence Levasseur.


Nos vies sont parsemées de fulgurances, douceurs et violences sans cesse convoquées ; Sarkha est le cri de nos silences, à la fois prétexte et provocation pour faire surgir chez les spectateurs des sensations enfouies, un jaillissement de la pensée.


Les yeux et le cœur grands ouverts sur l’humain et ses conséquences, je souhaitais parler de la vie ; parler de tous ces ressentis qui m’envahissent chaque jour et avec lesquels les jeunes artistes tunisiens pouvaient s’identifier.


En tant que metteur en scène française, et dans le but de me rapprocher de la culture tunisienne, mes recherches sur les poètes tunisiens, témoins et décrypteurs tant de nos espaces chaotiques que de notre beauté, ont déclenché la nécessité théâtrale et la prise de la parole.


En tant que chorégraphe, l’impossible à Dire avec les mots a déclenché les états de corps et l’écriture de la danse.

Ces deux étapes dramaturgiques m’ont permis de placer les techniques de cirque au service des thèmes abordés et d’écrire progressivement une bande son empreinte à la fois de mes terres lointaines d’Asie centrale et de sonorités très actuelles.


Comme pour chacune de mes créations, il s’agissait pour moi de tenter de répondre à ma propre soif de compréhension du monde, et d’emporter les artistes dans ce tourbillon de recherche pour atterrir au cœur de cet univers où le verbe et la chair dialoguent en permanence ; un univers décrypté, conscience et sens aiguisés, capable de révéler aux interprètes les parts indicibles qui sommeillaient en eux.

Ni les mots, ni les images, ne sont aptes à nommer de manière exhaustive la réalité qui nous entoure. Notre soif de compréhension, peut trouver dans l’art, une voie possible pour s’étancher. (Giacometti)

Laurence Levasseur, 2009
Source : Balagan International