Monsieur Hubert ou Monsieur Loyal ?
Depuis 2007, Hubert Bonnet est le Monsieur Loyal du cirque Maximum qui débarque à Tulle au mois de mai. Lorsque le cirque Maximum sera de passage à Tulle, début mai, le "Monsieur Loyal" Hubert Bonnet ne sera pas obligé de dormir dans sa caravane. "Domicilié" dans la préfecture corrézienne depuis 2006, il n'a pas souvent l'opportunité de passer beaucoup de temps à la maison, en raison de son métier itinérant. Alors il ne devrait pas manquer l'occasion.

Qu'importe, ce musicien retraité est habitué à beaucoup voyager. Après un bref passage dans une banque de Limoges, il décide de mener une carrière d'artiste. Chanteur et musicien de bals et de cabarets, il collabore notamment avec l'accordéoniste Robert Monédière. À la fin des années quatre-vingt et au début des années quatre-vingt-dix, il participe même aux Nuits de Nacre.

"J'ai toujours eu ce côté saltimbanque, itinérant confie-t-il. Mais avec le cirque c'est puissance dix. Comme musicien, j'avais cinquante concerts par an. Le cirque, c'est une centaine de villes et près de quatre cents représentations".

Mais aujourd'hui, Hubert Bonnet ne regrette pas de s'être lancé dans l'aventure du cirque en septembre 2007. Après un an et demie de vie à Tulle, au bord de la Corrèze, il est embauché par le cirque Maximum.

"Par ordre d'importance, il s'agit du cinquième cirque français, après Pinder, Arlette Gruss, Amar et Medrano. Les gérants l'ont racheté à Stéphane Zavatta, le petit-fils d'Achille", précise Hubert Bonnet.

Lorsqu'il contacte le cirque pour proposer ses services de Monsieur Loyal, les gérants lui accordent immédiatement leur confiance. Ils lui demandent aussi s'il a écrit lui-même son courrier électronique de candidature. "Ils voulaient simplement savoir si je savais lire et écrire, car dans ce milieu, il y a beaucoup de personnes illettrées".
Les patrons du Maximum l'embauchent pour ses talents d'animateurs et de chanteur. Ils lui proposent aussi de devenir l'instituteur de deux enfants du cirque, inscrits au CNED. Un peu réticent au départ, il accepte et s'attache vite à son rôle auprès des jeunes jongleurs.

Monsieur Loyal est aussi chargé d'aider la direction dans ses tâches administratives. « J'aide pour régler les problèmes de visa des artistes étrangers ».

Pour lui, c'est un rêve d'enfant qui se réalise. Quand il était môme, ce Limougeaud d'origine passait ses étés dans le quartier de Beaublanc, où jouaient de nombreux cirques de plein air. La passion deviendra encore plus forte après avoir vu « Sous le plus grand chapiteau du monde » avec Charlton Heston.

À 64 ans, il espère faire encore une année ou deux au sein du Cirque Maximum avant de prendre une retraite méritée. "De toute façon je continue au moins jusqu'en juin pour assurer l'école aux enfants". Il pourra toujours être fier de s'être fait un nom dans le monde des Monsieur Loyal : désormais, les cinquante employés du cirque l'appellent "Monsieur Hubert". 
Source : La Montagne