Emi, filleule choyée par Knie
Contorsionniste prometteuse, Emi Vauthey, de Cugy, est parrainée par la Fondation Little Dreams depuis deux ans. Grâce à Phil et Orianne Collins, elle rencontre régulièrement Franco Knie, qui l’aide à décoller dans ce métier particulier.



Haute comme trois pommes, Emi Vauthey était déjà incroyablement souple. C’est d’abord dans la danse et la gymnastique que la fillette a choisi sa voie. Finalement, le cirque a combiné ses deux passions. Son rêve? Une tournée avec Knie ou le Cirque du Soleil. Son parrain Franco Knie (ci-dessus) l’aide et la soutient pour qu’elle puisse un jour présenter un numéro chez lui. photos DR/chris blaser La Fondation Little Dreams, créée en 2000 par le musicien Phil Collins et son épouse Orianne, permet à près de 60 enfants dotés d'un talent particulier de réaliser leur rêve. Parmi eux, Emi Vauthey, jeune gymnaste et contorsionniste de Cugy placée sous l'aile protectrice de Franco Knie, actuellement de passage à Lausanne avec son cirque.

Treize ans à peine, mais des rêves de paillettes, d'acrobaties et de clowns pleins la tête. La petite Emi Vauthey n'a qu'un souhait: tourner avec Knie ou le Cirque du Soleil. Des sornettes d'enfant rêveur, pourrait-on penser. Pas si sûr! La jeune contorsionniste de Cugy, qui brille aussi en gymnastique, a indéniablement du talent. Elle est même sur la bonne voie pour parvenir à ses fins, puisqu'elle vient de remporter deux éditions successives du Grock d'or, concours de cirque qui se déroule tous les automnes à Saignelégier. Depuis deux ans, grâce à la Fondation Little Dreams, elle bénéficie des précieux conseils d'un parrain de choix, ceux de Franco Knie, directeur technique du plus grand cirque de Suisse.

Entre frites et barbe à papa

Vendredi dernier, pour la première de Knie à Lausanne, la demoiselle a rencontré Franco Knie et son épouse Claudia. Un parrainage Little Dreams, c'est en partie ces moments de complicité. Des instants intenses de partage entre des graines de talent et des artistes confirmés.

C'est en toute simplicité que s'est déroulé le rendez-vous entre le couple Knie et la famille d'Emi. Pendant une trentaine de minutes, la filleule et son parrain ont partagé une assiette de frites et une barbe à papa dans une ambiance très familiale.

Acquis à l'idée de voir leur fille un jour évoluer sous un chapiteau, les parents d'Emi sont très reconnaissants envers la fondation de Phil et Orianne Collins qui lui a déjà permis de pousser plusieurs portes, d'ordinaire inatteignables. La dernière en date, c'est celle de l'Ecole de cirque de Montréal, le temps d'un stage cet été. La prochaine: peut-être le Festival international du cirque de Monte-Carlo.

Le parrain fait en effet ponctuellement profiter sa filleule de ses nombreux contacts dans le monde du cirque. Il lui ouvre aussi les portes de sa prestigieuse maison. Pendant une journée entière, elle sera conviée à découvrir la vie quotidienne des artistes à l'affiche.

Quinze à vingt heures d'entraînement par semaine

A quand Emi en tournée avec eux? «Qui sait? J'ai tout de suite vu qu'elle avait beaucoup de talent. Elle a déjà la technique, mais elle a encore besoin de formation, sourit Franco Knie, plutôt emprunté de répondre à cette question devant sa filleule.» En attendant d'être fin prête pour se lancer sur la piste et conquérir les étoiles, Emi travaille quinze à vingt heures par semaine. Pas question d'y accorder plus de temps néanmoins. Ses parents sont intransigeants: «Elle doit d'abord terminer sa scolarité!» insistent-ils, la tête bien ancrée sur les épaules.


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