Les animaux au cirque
En 2004, une directive européenne stipulait que les "ongulés" peuvent être importés dans l’Union uniquement s’ils proviennent de pays tiers autorisés qui fournissent les garanties nécessaires en terme de santé...
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Éléphants, chameaux, lamas, etc... peuvent quitter l’UE mais ne peuvent revenir.


L’écurie du Cirkus Maximum, Suède

En 2004, une directive européenne stipulait que les "ongulés" peuvent être importés dans l’Union uniquement s’ils proviennent de pays tiers autorisés qui fournissent les garanties nécessaires en terme de santé. Selon la directive, les "ongulés" incluent les Artiodactyla (y compris les Bovidae, Camelidae, Cervidae, Giraffidae, Hippopotamidae, Suidae); les Perissodactyla, (y compris les Rhinocerotidae et les Tapirdae) et les Proboscidae (Elephantidae).

Une liste de pays tiers autorisés existe mais cette décision ne couvre pas les cirques. Voir la Décision du Conseil 79/542. Même si cette liste était utilisée pour l’importation des animaux de cirque, un très petit nombre de pays a été inclus dans cette liste (comme le Canada, le Chili, la Nouvelle-Zélande, la Croatie, la Suisse). Cela équivaut à une interdiction effective de l’importation d’animaux de cirques qui sont des ongulés, à savoir le bétail, les cerfs, les girafes, les hippopotames, les cochons, les rhinocéros, les chameaux, les tapirs et les éléphants etc... dans l’Union européenne. Rien n’empêche leur exportation en dehors de l’UE.

La Directive est en place depuis un moment mais il semble qu’un certain nombre de pays ne l’a pas suivie. En janvier 2009, la Commission européenne a rappelé aux États membres les exigences de la Directive, ce qui a conduit plusieurs pays à changer des pratiques qui ne respectaient pas la Directive.

Ce qui est important, c’est que l’article 8 de la Directive 2004/68/EC permet la création de règlements spéciaux pour l’importation des ongulés vivants en provenance de pays tiers pour les cirques, les spectacles et les expositions, ainsi que pour les zoos ou d’autres destinations/activités particulières. La Commission européenne (Direction générale SANCO) s’est dit prête à travailler avec l’ECA pour identifier une solution pour les éléphants de cirque.

Le cirque allemand Humberto en tournée aux Pays-Bas, à Nijkerk

France : la nouvelle loi n’est pas encore signée

Après des mois de communications qui indiquaient que la nouvelle réglementation française concernant le dressage, la présentation et la détention d’animaux serait signé "dans les semaines à venir", la nouvelle loi n’a toujours pas été publiée. L’ECA a été informée que le Ministère de l’environnement y a récemment apporté des changements et que le Ministère de l’agriculture est actuellement en train de réviser le projet de loi et pourrait encore y apporter des changements. Après cela, la loi sera signée par le Premier ministre.

Suisse : Les gens se prononcent contre l’instauration d’avocats pour les animaux maltraités

En mars, les Suisses ont rejeté de façon massive la proposition d’instaurer des avocats spécialisés pour défendre les animaux maltraités. Les activistes soutenaient que ces avocats étaient nécessaires pour faire respecter les lois de défense des animaux en vigueur dans le pays, qui sont déjà bien plus sévères que dans d’autres pays d’Europe.

Portugal : Interdiction de reproduction des animaux de cirque

En septembre 2009, une nouvelle réglementation a été mise en place, qui interdisait aux cirques l’acquisition de nouveaux animaux ou la reproduction d’animaux existants, en ce compris les éléphants, les félins, les otaries, les ours, les crocodiles, les alligators, les rhinocéros, les hippopotames et toute une série d’espèces de serpents. Après la mort de ces animaux dans les cirques du Portugal, qui devaient être enregistrés auprès du gouvernement en début d’année, aucun animal de ces espèces ne sera autorisé dans les représentations. En janvier, Laura van der Meer s’est rendue au Portugal pour rencontrer des cirques et des avocats portugais pour envisager de déposer une plainte contre cette nouvelle législation. Il a été décidé que des mesures légales et politiques allaient être prises pour résoudre ce problème. L’ECA informera ses membres d’éventuels développements dans la communauté du cirque au Portugal.

Luxembourg : Le procès contre la ville au tribunal

À la mi-mai, l’ECA a été informée que les arguments oraux pour le procès intenté par l’ECA et le Circus Krone, qui remet en cause la légalité de l’interdiction des animaux non-domestiques dans les cirques imposée par la ville de Luxembourg ont été entendus par le tribunal administratif le 3 mai 2010. Les avocats de l’ECA et du Krone ont été encouragés par les déclarations du juge à l’audience, qui semblaient remettre en question l’autorité de la ville d’appliquer ce type d’interdiction. Le tribunal va maintenant envoyer des questions par écrit à la ville, qui devra y répondre. Les avocats de l’ECA et du Krone auront la possibilité de réagir à la réponse de la ville avant que le tribunal ne rende son verdict. Les coûts du procès sont pris en charge par le Circus Krone.
Source : E c a